La Famille d’Abbas Koty retrace son parcours héroïque et réclame son corps

Abbas_Koty_Yagoub Monsieur, Abbas Koty Yacoub est né en 1952 dans le canton Dourène, sous/préfecture d’Iriba. Il avait fait ses études primaires à l’école d’Iriba avant de continuer son secondaire au lycée Franco-Arabe d’Abéché et enfin au Lycée de Faya-Largeau puis au Lycée Félix Éboué de N’djamena.

Intéressé très tôt par le métier des armes, le jeune Abbas, titulaire d’un Baccalauréat série A4, entre à l’école militaire inter-armes des officiers de N’djamena en 1976 où il sort officier en 1978.

Révolté par la situation d’injustice sociale qui prévalait à l’époque, il refuse de servir le régime en place et décide de se mettre au service de la rébellion en rejoignant le Front de libération nationale du Tchad (Frolinat) en 1978.

Très vite, il montre ses talents de stratège et de grand combattant en faisant preuve de combativité, de bravoure et d’un calme légendaire durant les combats. Estimé et admiré par ses camarades de lutte, il gravit rapidement les échelons du pouvoir en devenant successivement membre du Conseil provisoire de la révolution (CPR), membre de l’État-major et commandant de brigade de la ville de Faya lorsque le Frolinat s’en empare le 17 février 1978.

Membre des forces armées populaires (FAP) de Goukouni et du Conseil de la révolution, Abbas Koty occupa de février 1979 en juin 1982 les postes de directeur du cabinet militaire du président Goukouni Weddeye et commandant des régions militaires du Chari-Baguirmi, du Guéra, du Salamat et d’une partie du Ouaddaï.

En juin 1982, après la défaite du GUNT de Goukouni face aux FAN de Hissein Habré, Abbas se réfugie au Nigeria où il vécut jusqu’en 1985 sans pour autant renoncer à ses objectifs politiques. Resté fondamentalement hostile au régime de Habré, il profite de la politique de réconciliation nationale prônée en 1985 pour rentrer au pays.

En 1986, il fut nommé alors chargé d’affaires du Tchad auprès de la République du Soudan où il restera jusqu’en 1988 avant d’être rappelé.

Abbas Koty en poste à Khartoum entretenait des bonnes relations avec les diplomates accrédites au soudan y compris les libyens ; c’est ainsi qu’il prend contact discrètement avec Oustas Ahmed Ibrahim, cousin et l’éminence gris de Khadafi via un ami, Musbah Moubarak Ibrahim un tchado libyen.

Son retour au Tchad avait coïncidé avec la période de la montée du mécontentement dans l’armée nationale tchadienne. C’est ainsi qu’il active ses contacts et participera activement à l’Action du 1 avril 1989.

Abbas Koty est considéré comme un élément majeur de l’action du 1er avril 1989, avec Idriss Deby, Hassan Djamous et d’autres officiers meneurs du coup d’Etat manqué du 1er avril 1989. A leur fuite à l’est, Abbas Koty devient l’homme de la situation et prend la commande de la colonne. Arrivé à Hadjer Marfaine, Abbas koty est partie à Elgineina, au Soudan, pour chercher des médicaments et de la nourriture pour le groupe retranché.
Après son départ, l’ennemi est venu attaquer et fait prisonnier le com chef Hassan Djamous, Idriss Deby et le reste du groupe prennent la fuite et se réfugient à Sirba chez Issaka Fadoul Oucha.

De par ses relations avec les Soudanais et les Libyens, Abbas koty joua un rôle de premier plan dans la réussite de l’action du 1er avril 1989; Deby continue sa fuite en laissant derrière lui le héros National pour sauver sa peau. c’est ainsi qu’il continue sa cachette chez Hamid Mahamat Kodok (garde pénitentiaire à Elgineina, puis chez ingénieur Saleh Ali Ahamat Abdrahman à Zalingue, puis chez Hissein Daoussa à Nyalla,et enfin chez Zoubeir Nassour Hissein à Elfachir.

D’Elfachir, Idriss Deby a été transféré à Khartoum chez Bichara Oumar Toum .Ce dernier et Mahamat Daoud Abdrahaman introduisent Idriss Deby et Abass Koty chez Moubarak Alfadil Almahadi, Ministre de l’intérieur soudanais et cousin de Sadik Almahadi premier Ministre de l’époque. Le premier ministre ferra ainsi leur connaissance leur ouvre la porte du guide libyen Khadafi qui alla les chercher par avion spécial accompagnés du ministre de intérieur soudanais Moubarak Alfadil et les reçu à Toubourouk. A cette première rencontre, ont assité plusieurs officiers libyens dont Mas-oude Abdelhafiz un proches parent de Khadafi à qui il confie sur le champ le dossier tchadien et lui ordonne de mettre tous les moyens possibles à leur disposition pour faire chasser du pouvoir Hissen Habré. Khadafi leur demande de laisser Abbas Koty en Libye (à Syrte) avec Mas-oude Abdelhafiz pour coordonner les besoins en matériels et humains. C’est ainsi que Abbas Koty met en place les comités populaires de soutien dans toute la Libye.

Mais très vite, Abbas Koty était contraint de regagner en urgence le terrain car un mécontentement au sein du mouvement est né à cause de la ségrégation et de favoritisme et ainsi Deby est totalement contesté, Abbas pesa de tout son poids pour calmer le soulèvement contre Deby et garder le mouvement uni.

D’abord chargé de la logistuque et de l’organisation, il est désigné chef d’État-major du MPS en 1990 et il rentre victorieux à N’djamena, en décembre 1990. Sous le grade de colonel, Abbas Koty devint Chef d’État-major général de la nouvelle armée nationale tchadienne (ANT), en décembre 1990.

Dans ses démarches de réorganiser l’armée, il se heurte au refus catégorique de Deby.
En mai 1991, il rentre au gouvernement avec le portefeuille de la Défense, des anciens combattants et de victimes de guerres, puis ministre des travaux publics et de transports. Après le congrès du MPS, le Colonel Abbas est élu également au comité exécutif du parti et responsable de la défense et de sécurité.

Le mécontentement au sein des anciens combattants écartés par Deby et le manque de volonté de ce dernier finirent par devenir la pomme de discorde entre les deux hommes (qui sont à l’origine de ce manœuvre ?). En dépit de ses efforts pour trouver un terrain d’entente entre ses anciens camarades du MPS laissés pour compte et Deby, le colonel Abbas Koty sera accusé d’avoir fomenté un coup d’État contre le gouvernement, le 18 juin 1992. Réfugié au Cameroun, il crée avec d’autres camarades, le Conseil national de redressement du Tchad (CNR) un mouvement d’opposition au régime de Deby, le 21 juin 1992.

Le 22 juin 1993 Abbas Koty est entré en Libye par invitation officielle de Khadafi par l’intermédiaire du colonel Abdrahaman Ali Seid . la Libye et le soudan se sont autoproclamés médiateurs et c’est ainsi que le 15 août 1993 il a été signé un accord de paix avec le gouvernement à Tripoli, en Libye sous l’égide de la Libye et du Soudan ( la Libye représentée par colonel Abdrahman Ali Seid, Ali Charfadine,Abdallah Mousmary et Abdallah Hidjazi. Le Soudan est représenté par le général Tidjani Adam Attahir, Dr Djibrine Ibrahim Mahamat, ingénieur Saleh Abdallah, ingénieur Mahamoud Bechir Djamma. Du coté de Deby, on trouve Tchad le lieutenant-colonel Mahamat Ali Abdallah Nassour, Daoussa Deby, Adam Togoï Abbo, Tahir Gassi et Hassan koudjoï. Abbas Koty Yacoub est onc rentré au Tchad accompagné de Bichara DIGUI Arou, Issaka Koty Yacoub et Mahamat Issaka Fouzari.

Le 16 Octobre 1993, Abbas Koty signa un nouvel accord avec le ministre de l’intérieur Ali Djarbour Diar du gouvernement de transition, prévoyant la transformation du CNR en parti politique et l’intégration des combattants du groupe dans l’armée.

Le 22 octobre 1993, Abbas fut assassiné par des membres de la Garde républicaine, sous les yeux de ses proches, sans qu’il oppose la moindre résistance et fait prisonnier ses prochesbdont Bichara DIGUI Arou, Issaka Koty Yacoub, Mahamat Issaka Fouzari, Hissein koukap, Ahamat DIGUI Arou, Alhadj Ibrahim Kossi, Commandant Ahamat Gou, commandant Mahamat Gou, Alhadj Adam Badour, capitaine Baroud Ahamat et Yaya Ahamat dit Hindik. On les soupçonnait de préparer … un coup d’Etat. Abbas Koty Yacoub était pourtant rentré à N’djamena à la suite d’un accord de paix avec le gouvernement, garantissant la libre circulation des membres de son mouvement. La Libye, pays comédiateur de l’accord de Tripoli, met en résidences surveillée les membres du CNR restés en Libye ( Hissein Koty, Bichara Idriss Haggar, Bechir Nassour et Ahamat Daoud Abdrahaman) et le soudan garde le silence total.( le corps du défunt n’est pas restitué à ses parent jusqu’à aujourd’hui , nous demandons à Idris Deby de restituer le corps du défunt Abbas koty pour être enterré dignement et lui donner son rang de héros national.

Famille Koty


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