Tchad: vers l’arrestation de certains leaders de l’opposition?

« Le Procureur de la République, Youssouf Tom a du pain sur la planche. Selon nos sources, il a été instruit de procéder à l’arrestation des principaux leaders politiques de l’opposition. Mais ce dernier a émis des réserves. Convoqué daredare à la présidence, Idriss Deby Itno l’a recadré avec une menace ferme de perdre son poste, s’il n’obtempérait pas. C’est alors qu’il eut l’idée (le Procureur) de revoir de nouveaux chefs d’accusation contre les leaders politiques de l’opposition qui ont condamné les frappes militaires françaises contre les rebelles de l’UFR.

Faisant sien cette assertion : « On peut tout fuir, sauf sa conscience », Youssouf Tom se ravisa en invoquant certaines circonstances : les principaux leaders que sont Saleh Kebzabo, Yorongar Ngarledji et Poddi Djimet Bichara, étant âgés et: ou malades, pourraient ne pas supporter les conditions de leur incarcération.

En clair, le Procureur, Youssouf Tom ne veut pas en assurer les conséquences.

Le nouveau Directeur Général de l’ANS (Agence nationale de sécurité), Ahmed Kogri a tenté en vain de le rassurer.

Jusqu’à quand Youssouf Tom va-t-il résister aux pressions d’Idriss Deby Itno?

L’affaire est prise très au sérieux par le MPS, notamment par les caciques du parti constitué essentiellement .de ressortissants du Guera ( centre), à savoir Mahamat Zene Bada, le Secrétaire Général du MPS au pouvoir, le député MOUSSA Kadam et l’ancien ministre Hassan Saline.

Après l’euphorie du meeting du vendredi 15 février dernier, meeting au cours duquel, le SG du MPS a menacé ouvertement de dissoudre les partis politiques qui ont condamné les frappes françaises contre les rebelles de l’UFR, la réalité semble avoir repris ses droits.

Ces thuriféraires du régime ont relu l’ordonnance 20 qui protège aussi les chefs de parti qui ont la liberté d’exprimer leur opinion, sans que cela ne se retourne contre eux, comme le régime veut le faire accepter.

En plus, le régime est en quête d’argent pour financer les prochaines élections législatives prévues théoriquement en mai prochain. Il serait suicidaire pour IDRISS Deby Itno de s’en prendre à des leaders politiques de l’opposition qui animent le débat politique national.

Correspondance particulière


Commentaires sur facebook