Les Brèves de N’djaména : En fuyant N’djaména pour Amdjeress, Deby s’attendait à une émeute civile suivie de celle des militaires ! 

 Le début de la semaine a été catastrophique pour Deby sans que l’opinion nationale et internationale en sache quelque chose. Deux problèmes incongrus ont failli emporter le régime dans l’indifférence totale. :

  • Le massacre des jeunes tamas dans les zones d’orpaillage ;
  • -et la condamnation en catimini des rebelles de l’UFR, mais aussi des opposants à la saisie des véhicules des particuliers, les orpailleurs arrêtés, arnaqués par Mahamat Saleh Brahim en son temps et bien d’autres. La condamnation devrait se faire sous silence radio mais l’information a fuité. Deby ne pouvant arrêter le processus a pris des dispositions spectaculaires : en fuyant précipitamment N’djaména pour Paris via Amdjeress. En effet, conscient de son impopularité grandissante chez ses parents Beris, Deby s’attendait à une émeute des Bêris soutenus par les Tamas dont les parents ont été massacrés sur son ordre, dès l’annonce de l’évènement, alors il a fui à Amdjeress et a demandé à toute la fratrie Deby d’être prête pour regagner Amdjeress et puis Paris dès que quelque chose commence à bouger, l’avion présidentiel est prêt à recevoir les membres Deby et décoller.

En d’autres termes, du 27/08 au 29/08 le président de la république était en fuite et le pays étant sans chef. Comme il n’y a eu aucun mouvement, ni civile ni militaire, même pas le bourdonnement d’une mouche, les Deby de N’djaména ont rompu rang tandis que le Chef de gang rentrera ä Ndjaména comme si rien n’a été !

Correspondance particulière

N’djaména – Tchad


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