Scandale au sommet de l’Etat.

Y-a-t-il aujourd’hui un semblant d’administration au Tchad ? Certes l’administration sous Deby a été toujours caricaturale, mais les efforts des uns et des autres soutenus par les recettes pétrolières qui étaient gérées sans comptabilité ont caché l’incompétence ténébreuse de Deby et de son entourage.

Aujourd’hui, le pays est non seulement en arrêt de fonctionnement mais il s’enfonce littéralement et abyssalement dans un espace mouvant. En plus on perçoit mal la mission exacte assignée au nouveau ministre de la défense et de la sécurité. Sans nul doute la nouvelle configuration dans la nomenclature du gouvernement traduit des intentions malsaine et malveillantes.

Comme un compatriote a bien signalé, Deby ne pourrait prétendre à gérer le pays sans qu’il y ait des problèmes d’insécurité dans un coin du pays. Alors depuis le bombardement par l’armée française les colonnes de l’UFR, Deby a compris qu’il sera bientôt face à face avec son peuple qui lui poserait des réels problèmes de survie.

La stratégie sortie de manèges obsolètes de Deby et exécutés par des individus, à peine pourrait-on les considérer comme des voyous coupeurs des routes, consiste à créer l’insécurité à toute allure jusqu’à la lyre :

En 2016, le gouvernement avait organisé pour 600 places un concours externe de la police nationale pour deux catégories, en raison de 5000 frs pour les gardiens de la paix et 15000 pour les officiers de la police. Des centaines jeunes désœuvrés avaient leurs dossiers et avaient composé en espérant pour la 1ère fois depuis les évènements d’être enfin des policiers formés et intégrés au service du pays.

Tenez-vous bien, depuis 2016 on attend les résultats !

En ce mois d’août, Deby a bien écouté les diatribes de sa propre communauté à travers les réseaux sociaux contre lui, alors il ordonne son zozo de la Défense et de Sécurité de mettre les récalcitrants au pas. C’était une aubaine pour le ministron de procéder à un recrutement de presque 400 policiers dont 300 de sa communauté et affiliés faisant croire à Deby et que c’est le résultat du dernier concours.

Ces heureux élus sont actuellement opérationnels après une formation de deux semaines à Moussoro. Depuis la fin de leur stage, ces jeunes n’ont pas encore perçu leur 1er salaire mais beaucoup d’entre eux sont déjà responsabilisés.

Leur comportement est à la mesure de leur mission ; les populations des régions suivantes sont principalement visées : le Ouaddaï, le Wadi Fira et l’Ennedi.

Le 1er groupe pour avoir osé la nomination ex nihilo d’un sultan dont les origines sont mises en doute par les descendants de la lignée royale ; le 2e groupe paie le prix de son arrogance et enfin de même pour les ressortissants de Dar Tama qui ont été massacrés sans aucun mobile et dépossédés de tous leurs biens. Pour Deby, les tamas sont restés toujours rebelles quelles que soient leur magnanimité et leur obséquiosité.

Le plus scandaleux dans cette opération des massacres et de torture des simples citoyens, les biens matériels et les armes ramassées au cours des fouilles ciblées sont remises automatiquement aux parents et amis du ministre.

Correspondance Particulière


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