Les Brèves de N’djamèna : Les Entreprises publiques ferment, les privées quittent

Après kempinsky, c’est Hilton qui ferme. Suivront ensuite les cimenteries et la CST qui sont soit en faillite soit en voie de dépôt de bilan. Ce sont les conséquences logiques d’une politique à navigation à vue, sans aucun plan, ni stratégie de développement, suivie d’une corruption généralisée. Les entreprises publiques sont gérées par des semi-analphabètes, parents de Deby.

Les entreprises publiques – dirigées par des semi-analphabètes, fils et neveux de Deby – sont en réalité les mangeoires de la famille. Par exemple pour les Cimenteries de Pala, le DG, un Deby, partage à la volée les sacs de ciment aux parents, aux amis, aux griots du parti, etc. Et ce ne sont pas un sac, deux sacs, mais des camions bien chargés! Parallèlement aux cadeaux, le DG fait des prêts aux mêmes catégories des personnes, au prix dérisoire. Les heureux bénéficiaires vont revendre la cargaison aux commerçants au prix moindre que celui du marché, et ainsi de suite. Et c’est la fuite.

Pour les entreprises hôtelières – c’est tout simplement scandaleux ! Au marasme économique, s’ajoute la mainmise totale par la nomenklatura des chambres qui sont converties en chambre de passe ; chaque fils, chaque neveu, chaque proche parent ou membre du BE de MPS, possèdent une chambre qu’ils ne payent pratiquement pas. Pire, les agents de l’ANS sont plus nombreux que les clients et occupent gratuitement des chambres. Ajoutons à tout cela le fait que tous les vrais ou faux opposants, une fois rallié, sont logés dans les hôtels de la place avec accompagnateurs, aux frais de la princesse, alors que ce sont des individus qui, pour la plupart, ont leurs propres domiciles où logent leurs familles.

La Compagnie Sucrière du Tchad (CST) est victime de la concurrence déloyale des parents de Deby qui font entrer du sucre soudanais par fraude ; les fraudeurs sont généralement les anciens responsables des douanes ou les responsables civiles et militaires des régions limitrophes ; aussi curieux que cela puisse paraitre, ce sont les éléments chargés de lutter contre la fraude qui sont les premiers fraudeurs, en particulier les éléments de la DGSSIE affectés à cet effet. Aujourd’hui, le sucre soudanais transporté et vendu à N’djaména, coûte beaucoup moins cher que celui produit par la CST.

A cette allure et surtout, si on sait qu’après la paie des salaire, Deby racle toute la caisse du trésor pour ses besoins personnels, c’est tout le Tchad qui va fermer bientôt.

Correspondance particulière
N’djaména – Tchad


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1 commentaire

  1. Où va le Tchad🤔 s’il vous plaît 😢😥😭😰???????

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