Tchad: Paris "regrette" que la correspondante de l’AFP et RFI ait dû partir – Afp

Paris a « regretté » que la journaliste française Sonia Rolley, correspondante au Tchad de plusieurs médias internationaux dont l’Agence France-Presse, ait dû quitter N’Djamena jeudi après le retrait de son accréditation par les autorités tchadiennes.

« Nous le regrettons. Nous étions intervenus à différents niveaux et à plusieurs reprises auprès des autorités tchadiennes pour les dissuader de prendre une décision conduisant au départ de Mme Sonia Rolley« , a déclaré à la presse la porte-parole du ministère des Affaires étrangères Pascale Andréani.

Interrogée pour savoir si cette affaire pourrait avoir des conséquences sur les relations avec N’Djamena, Mme Andréani a répondu qu’elle n’avait pas d’autre commentaire à faire.

Le mois dernier, Sonia Rolley, 27 ans, également correspondante de Radio France Internationale, avait vu son accréditation suspendue par les autorités tchadiennes, qui avaient alors invoqué les dispositions de l’état d’urgence instauré dans le pays après une attaque rebelle contre N’Djamena le 2 février, et levé le 15 mars.

Le directeur de l’information de l’AFP, Denis Hiault, qui avait déjà protesté en février contre le retrait de l’accréditation de la journaliste, a adressé jeudi une nouvelle lettre de protestation au ministre tchadien de la Communication, Hourmadji Moussa Doumgor, pour lui exprimer sa « consternation » face à une mesure « injustifiable« .

De son côté, la présidence de RFI a « déploré » la décision du Tchad et tenu « à souligner que sa correspondante avait toujours assuré la couverture de l’actualité tchadienne avec rigueur et professionnalisme« .

Lors de sa brève visite à N’Djamena le 27 février, le président Nicolas Sarkozy avait déclaré avoir « très clairement fait savoir aux autorités tchadiennes » qu’une expulsion de journaliste « serait un signal extrêmement désastreux« . « Donc, j’ai demandé que ce ne soit pas le cas« , avait-il assuré.


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