Les fanfaronnades cyniques de Deby dans le Lac-Tchad.

Ces jours-ci, le Tchad est en deuil, un deuil voulu, planifié et entretenu par le despote tchadien. Les parents n’ont d’autres consolations que leurs hoquets suivis des murmures en sourdine. La désolation, le désespoir et bref le deuil généralisé servent de couchage de toutes les familles.
Pendant ce temps, Deby fait de la récupération dans le Lac-Tchad, de la comédie, fuit ses responsabilités régaliennes au moment où il doit être à N’Djamena pour faire face aux nombreux devoirs d’un chef. En paradant en tenus de Gal de 5*, il joue de la comédie du mauvais goût assorti d’un médiocre casting, en feignant être attristé par la mort des soldats tchadiens dont 80% étaient des ex-rebelles issus des différents mouvements rebelles. Dans ce chapitre, personne n’est dupe, c’est un plan d’action réfléchi et mis en place par les deux généraux félons à savoir Deby et son cousin Mahamat Saleh Brahim qui avaient bien décidé de recruter tous les ex rebelles dans la GNNT et les envoyer dans le coin le plus chaud. Ce qui fut fait.

Pour appuyer leur désir schizophrénique, Deby a dépourvu intentionnellement ceux qui sont face à l’ennemi du tout: munitions, carburants, batteries, pneus, etc., et comme il est le mentor de Boko Haram, il a conduit ce dernier tout droit dans la position des tchadiens de concert avec les éléments de BH infiltrés dans l’armée . Ces éléments infiltrés qui étaient formés au C.I de Moussoro n’ont pas seulement coupé l’électricité du camp mais ont lâchement assassiné tous les officiers du camp dans leur couchage ; en d’autres termes la première attaque était partie du camps même.
Une pierre deux coups: avec sa rancune tenace légendaire, il règle les comptes à ceux qui ont osé́ prendre les armes contre sa gestion calamiteuse de l’Etat et puis faire de la récupération en vue de rehausser son image qui est à terre auprès de toutes les couches tchadiennes.

Les tchadiens ne sont pas dupes, paradant en tenue de Gal, certes pour les photos de galerie, Deby viole la constitution : d’abord il n’est plus un militaire, ce que malheureusement, il ne le sait pas, si taré qu’il est. Il avoue par ses parades dentillags que tous ceux qu’il a promis « général », personne n’est en mesure de diriger les combats : un cinglant aveu d’échec.

En débarquant au Lac, il a embarqué les rescapés et d’autres arrivés en renforts, dans des hors bords pour poursuivre les assaillants, avec uniquement des armes légères, une façon d’exterminer les survivants; c’est quand il a entendu les murmures de désapprobation qu’il a vite fait annuler cette expédition, sous prétexte qu’il doit prendre des contacts avec les allies.

Depuis, c’est la séance des photos, des selfies et des déclarations tonitruantes sur ce qu’il doit faire; le dernier de Boko Haram est déjà au courant des paramètres de la contre offensive.

Aux dernières nouvelles, Deby a ordonné la poursuite de l’offensive et a regagné N’djaména où il a été récupéré par deux ambulances au tarmac.

Beremadji Félix
N’djaména – Tchad


Commentaires sur facebook