Les Brèves de N’djaména: Les rejetons de Deby cherchent-ils un point de chute à l’étranger ?

La course aux documents étrangers a été lancée depuis déjà quelques années par Hinda en personne qui ne songeait pas à passer une seconde de sa vie sur le sol tchadien une fois son mari arriverait à trépasser. Sa quête a été couronnée par l’obtention de la nationalité française moyennant quelques valises d’euros dit-on.

Aux dernières nouvelles, deux proches du cercle familial de Deby, son fils et son neveu, les deux principaux piliers du système mafieux, l’un étant le bras armé et l’autre le bras financier, ont suivi les pas de leur belle-mère et entrepris les mêmes démarches. N’ayant pas un arrière-grand père blanc qui « justifierait » des papiers français, ils ont opté pour le pays de Erdogan après s’être rapprochés de quelques hommes d’affaires turcs résidant au Tchad.

Nos ottomans n’étant pas dupes, ils ont trouvé la poule aux œufs d’or et avaient exigé une bonne somme d’argent. La demande fut satisfaite illico presto. Une fois la cagnotte empochée, les turcs ont décidé de faire traîner les choses ; ils ont fait savoir aux deux demandeurs que les premiers dossiers envoyés ont été rejetés. La raison avancée est que pour avoir la nationalité turque, le gouvernement exige que l’étranger ait sa propre résidence et passe au moins une année sur son sol. D’autre part, pour faciliter la procédure un cabinet d’avocats doit aussi être sollicité et tout ceci a bien sûr son coût.

Ainsi les deux auraient engagé un grand cabinet d’Istanbul et se prépareraient à faire leurs valises. La présidence tchadienne sera bientôt infestée par des turcs et des français. Vu les relations franco-turques, la cohabitation ne sera certainement pas idyllique.

Correspondance particulière
N’djaména – Tchad


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