Le Tchad indigné par un traitement inhumain infligé à un Tchadien par des milices libyennes – AA

Les autorités libyennes sont appelées à identifier et à traduire en justice les auteurs de cet acte, a plaidé la diplomatie tchadienne.

Une vidéo montrant la torture d’un jeune ex-militaire tchadien dénommé Nassour Mahamat Ishak par des milices libyennes qui réclament une rançon de 35 millions francs CFA (53 milles euros) pour sa libération a suscité l’indignation des autorités tchadiennes.

Mardi, le ministère tchadien des Affaires étrangères a annoncé dans un communiqué qu’il avait suivi « avec consternation la vidéo de torture inhumaine » du jeune tchadien « par des milices libyennes qui réclament une rançon de 35 000 000 FCFA pour sa libération ».

« Ces images horribles qui circulent sur les réseaux sociaux ne peuvent laisser personne insensible et interpellent la communauté internationale dans son ensemble, par rapport au traitement inhumain et dégradant que subissent les migrants africains sur le territoire libyen », a précisé le communiqué.

Le gouvernement tchadien « condamne avec la plus grande fermeté cet acte barbare et demande aux autorités libyennes compétentes d’identifier et de traduire en justice les auteurs de cet acte ignoble d’un autre âge ».

Par ailleurs, le gouvernement, à travers le ministère de Affaires étrangères, « mettra tout en œuvre pour obtenir la libération de ce jeune tchadien pris en otage et en appelle au soutien et à la mobilisation de toutes les organisations régionales et internationales de défendre les droits humains pour le sauver ».

Au Tchad, cette vidéo a également suscité la colère des populations qui ont, par ailleurs, exprimé leur solidarité envers leur compatriote.

« Aucun Tchadien et en filigrane aucun être humain ne pourrait être indifférent ou impassible face à une pareille infamie. Nous sommes solidaires avec notre courageux compatriote », a indiqué à l’Agence Anadolu, Mahmoud Ali Seid, président de la Coalition des associations de la société civile pour l’action citoyenne (Casac).

Seid a, par ailleurs, appelé les autorités libyennes à « traquer où qu’ils se trouvent » ces criminels « afin que justice soit rendue ».


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