Tchad: N’Djamena accuse à nouveau Khartoum de "surarmer" des rebelles – Afp

Le Tchad a une nouvelle fois accusé mercredi le Soudan de « rassembler, entraîner et surarmer des milliers » de rebelles censés passer « dans les tout prochains jours » à l’offensive contre le président Idriss Deby Itno, « en violation flagrante » des accords de paix.

« Une fois encore, le régime (du président soudanais) Omar el-Béchir, dans sa ferme volonté de déstabiliser le Tchad, est en train de rassembler, d’entraîner et de surarmer des milliers de ses mercenaires à la frontière Est du Tchad en vue de lancer dans les tout prochains jours des attaques« , dénonce le ministre tchadien de la Défense Mahamat Ali Abdallah dans un communiqué.

Ces préparatifs d’une « imminente attaque« , non confirmées d’une source indépendante, se déroulent selon lui « en violation flagrante de tous les accords de paix et de non agression signés entre les deux pays, notamment celui du 13 mars à Dakar« .

« Le dessein nourri par el-Béchir n’est pas seulement de déstabiliser le Tchad mais, à terme, toute la région de l’Afrique centrale qui est visée par cet expansionnisme islamique qui ne dit pas son nom« , ajoute le général Mahamat Ali Abdallah. Il « interpelle » la communauté internationale, et notamment les médiateurs de la crise entre N’Djamena et Khartoum.

Ces nouvelles accusations interviennent une semaine après de nouveaux combats dans l’est du Tchad entre l’armée et les rebelles tchadiens, et à la veille de la première réunion du « groupe de contact » chargé de superviser l’application de l’accord de Dakar.

Cette instance, composée de la Libye, du Congo, du Sénégal, du Gabon, de l’Erythrée, ainsi que du Tchad et du Soudan, doit se réunir jeudi à Libreville, probablement en présence de représentants des


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