L’Eufor satisfaite de son déploiement au Tchad et en Centrafrique – Afp

Le déploiement et les opérations de la force européenne dans l’est du Tchad et le nord-est de la Centrafrique se « déroulent de manière satisfaisante » et « l’insécurité règne désormais chez les malveillants« , a affirmé jeudi à l’AFP un porte-parole de l’Eufor à Bangui.

« Le déploiement et les opérations de patrouille et de sécurisation se déroulent de manière satisfaisante. Désormais, l’insécurité règne chez les +malveillants+ », a affirmé le lieutenant-colonel Jean Axelos, joint par téléphone depuis Libreville.

Pour le moment, 1.770 militaires sur les 3.700 qui doivent composer la force ont été déployés. Des contingents de 18 nationalités sont déjà opérationnels et le déploiement total devrait être terminé en juin, selon cet officier.

« Il n’y a aucun accrochage. Il n’y a pas eu de problème, ni de grosse difficulté depuis le début du mandat (mi-mars). Des soldats de l’Eufor qui remplissaient leur mission de patrouille et de sécurisation sont toutefois tombés à plusieurs reprises sur des +malveillants+ qui ont pris la fuite« , a ajouté l’officer français, précisant que ces « rencontres » s’étaient produites au Tchad.

Le militaire français n’a pas voulu commenter plus précisément qui étaient ces « malveillants« , mais il a indiqué qu’ils se livraient « à des activités délictueuses de rançonnement« .

« L’accueil de la population est bon. Les populations sont satisfaites de notre travail« , a encore assuré le colonel.

Sur un plan technique, la Centrafrique a signé jeudi le SOFA (Status of Forces agreement), « le règlement qui définit ce que les forces de l’Eufor peuvent faire ». Ce document avait déjà été approuvé par le Tchad et le Cameroun par où transitent des soldats et des matériels militaires.

L’Eufor a entamé sa mission le 17 mars, avec plusieurs mois de retard en raison de laborieuses négociations au sein de l’UE sur les contributions humaines et matérielles et de l’offensive, début février, de rebelles tchadiens sur N’Djamena qui ont été à deux doigts de renverser le régime du président Idriss Deby Itno.

Autorisée par la résolution 1778, adoptée le 25 septembre 2007 par le Conseil de sécurité de l’ONU, l’Eufor doit notamment protéger dans l’est du Tchad et le nord-est de la Centrafrique les réfugiés soudanais du Darfour voisin, ainsi que les déplacés internes tchadiens et centrafricains, soit plus de 450.000 personnes.

L’opération européenne va aussi prêter assistance aux 300 instructeurs de la Mission de l’ONU en Centrafrique et au Tchad (Minurcat) chargés de former 850 gendarmes locaux à la sécurisation des camps de réfugiés.

Avant même le début officiel de son mandat, l’Eufor a été confrontée à une première crise avec la mort début mars d’un sous-officier des forces spéciales françaises qui a été tué au Soudan lors d’un accrochage avec des militaires de ce pays.

Au Soudan, la force mixte ONU-Union africaine (UA), qui doit faire respecter la paix au Darfour, en guerre civile depuis cinq ans, tarde quant à elle à se déployer.


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