Les inquiétudes de Jean Ping – AC

Le président de la Commission de l’Union africaine Jean Ping n’a pas annoncé dimanche de progrès dans ses efforts de médiation entre le Tchad et le Soudan, reconnaissant qu’il y avait « un risque de représailles » après l’attaque rebelle contre Khartoum. Après plusieurs jours de navette diplomatique entre Khartoum et N’Djamena, M. Ping a néanmoins affirmé, au cours d’une conférence de presse dans la capitale soudanaise, qu’il était optimiste.

« Nous voulons éviter un conflit entre les deux pays. Je pense qu’il y a une chance« , a-t-il déclaré au cours d’une conférence de presse. Mais « la tension monte et nous avons noté qu’il y a un risque de représailles« , a-t-il dit.

« Lorsque nous sommes venus, il y avait un risque. La tension était forte. Les relations diplomatiques étaient rompues. Notre tâche consistait à éviter une escalade et à engager les deux parties dans un processus de désescalade. Je vous ai dit que j’était confiant, je vous demande seulement de me croire« , a-t-il dit aux journalistes.

Les rebelles du Mouvement pour la Justice et l’Egalité (JEM) avaient attaqué le 10 ami Omdurman, ville jumelle de Khartoum, avec l’objectif de marcher sur la capitale. Ils ont été repoussés par les forces régulières.

L’attaque, dans laquelle plus de 220 personnes ont été tuées, a conduit le Soudan à rompre ses liens diplomatiques avec le Tchad, qu’il accuse d’avoir soutenu l’attaque des rebelles.

M. Ping a rencontré le président soudanais Omar el-Bechir trois jours après d’être entretenu avec le président tchadien Idriss Deby pour tenter de résoudre la crise entre les deux pays.

M. Béchir avait menacé le Tchad voisin de représailles.


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