Khartoum réitère son opposition à une ingérance tchadienne dans les affaires soudanaises – Xinhua

Le gouvernement soudanais a réitéré lundi son opposition à toute ingérence du Tchad dans les affaires intérieures du Soudan.

Les autorités soudanaises se sont exprimées ainsi après que le président de la Commission de l’Union africaine (UA) Jean Ping et le commissaire de l’UA pour la paix et la sécurité Ramadan Al Amamrah eurent conclu une visite de trois jours à Khartoum, la première du genre depuis leur investiture en avril.

Ces deux responsables de l’organisation panafricaine sont arrivés à Khartoum en provenance de N’Djamena, où ils ont présenté au côté tchadien une initiative de médiation de l’UA visant à régler les différends entre le Soudan et le Tchad.

La visite intervient sur fond des efforts menés par l’UA pour résoudre la crise au Darfour et à la suite de la dernière attaque avortée par les rebelles du Darfour à Khartoum.

Les représentants de l’UA ont eu des entretiens avec le président soudanais Omar el-Béchir, l’assistant présidentiel Nafie Ali Nafie et le ministre des Affaires étrangères al-Samani al- Wasila.

Ils se sont rendus à Juba, dans le Sud-Soudan, où ils ont discuté avec le premier vice-président soudanais et président du gouvernement sud-soudanais, Salva Kiir Mayardit, avant d’aller à El Fashir, chef-lieu de l’Etat du Nord-Darfour, où ils ont rencontré le gouverneur de l’Etat, Osman Mohamed Yousif Kibir.

Durant les entretiens, Khartoum a apprécié le rôle joué par l’UA dans le règlement des problèmes du Soudan, affirmant qu’il continuerait à soutenir le rôle de l’UA conformément au principe selon lequel les questions africaines doivent être résolues par les Africains eux-mêmes.

En ce qui concerne les relations avec le Tchad, le gouvernement soudanais a révélé sa volonté de développer de bonnes relations avec N’djamena, affirmant avoir répondu activement au mécanisme établi pour améliorer les relations bilatérales, bien que le régime tchadien a échoué pour l’appliquer.

« Le Soudan reste attaché aux relations de bon voisinage avec tous, mais il ne tolèrera aucune intervention dans ses affaires intérieures ni toute menace », indique un communiqué du ministère soudanais des Affaires étrangères, ajoutant que le gouvernement refoulerait toute tentative d’aggressions sur ses territoires.

Les relations entre le Soudan et le Tchad ont assisté à une escalade de tensions après l’attaque avortée lancée par les rebelles du Mouvement pour la justice et l’égalité (JEM) à Khartoum le 10 mai.

Le Soudan a accusé le Tchad d’implication dans ce raid, ce que refuse N’djamena.



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