Les Brèves de N’djaména : C-130 reconverti en B-52 ?

On se rappelle, la conversion des avions Pilatus suisses en bombardiers militaires a créé un froid diplomatique entre la Suisse et le Tchad. En sera-t-il de même avec les américains ? En effet, depuis un bon moment, Deby pense sérieusement à transformer l’unique C-130 de l’armée de l’air en B-52, capable de larguer des tonnes des bombes sur la tête des rebelles sans être atteint par des SAM ou autres pacotilles.

« Si le C-130 est modifié en B-52, la logistique pour appuyer les troupes va en pâtir sérieusement », ont-ils chuchoté mollement les militaires. Mais Deby a une solution. Son pantin Bozizé possède un vieux C-130, piloté et entretenu par un ancien retraité de l’armée de l’air tchadienne, le vieux Jackson. Bozizé a toutes les peines pour entretenir ce C-130 et Deby sautant sur l’occasion, décrocha son téléphone et s’adressa à son protégé en ces termes : «j’ai besoin urgemment de ton C-130, en échange, je te filerai quelques pétrodollars qui te permettront de calmer pour quelques temps tes enseignants. Tu sais, tu ne peux jamais t’en sortir avec cet oiseau, j’en connais quelque chose. Moi, même avec les pétrodollars j’ai des difficultés, combien de fois toi avec tes bois et ton café ! » Selon les dernières informations, Bozizé est tout à fait d’accord de cette vente à main forcée, le seul petit problème est que le prix avancé par le protecteur ne permet pas de payer tous les arriérés de salaire des seuls enseignants. Bozizé est en train de supplier son Président d’augmenter un tout petit peu l’enveloppe, sinon le principe de la vente est définitivement acquis et clos.

Les Décrets de Timan Deby – Les décrets de Timan Deby démettant les chefs de canton jugés proches des rebelles, tombent pratiquement tous les jours. Rien ne peut arrêter l’élan triomphaliste du frère du Chef de l’Etat. Après s’être attaqué à des menus fretins, Timan Deby pense très sérieusement à s’attaquer aux gros poissons : Chegueli et Erdia. Mais tous les Itno ne sont pas de son avis, mais Timan avec l’accord tacite de son frère de Président s’entête : « il faut affirmer l’autorité du Sultan sur tout le monde sans exception et surtout ces deux chefs de canton prennent trop de liberté vis-à-vis de moi, ils disent partout que ce sont leurs familles qui les ont élus et non moi, je dois leur montrer que c’est moi qui nomme et démet ». Timan Deby ne semble pas remarquer que dans les familles de Tamélé, Gueniguargui et Gueyla, très peu des candidats se précipitent pour remplacer les démis. Selon nos informations, chacune de ses familles a fait bloc derrière le chef demi et la résistance semble s’annoncer sans failles. A suivre.

Beremadji et Mahamat Ahmat
N’djamena


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