Confusion à Goz Beida – Rfi

La ville prise par les rebelles, un échange de tirs avec l’Eufor, des renforts envoyés sur place et finalement les rebelles qui quittent la ville : la situation reste confuse sur ce qui s’est passé dans cette bourgade toute proche de la frontière soudanaise.

A Goz Beida, après des travaux de terrassement, un site est occupé par le Bataillon multinational sud (BMN-S) commandé par l’Irlande. Il héberge environ 600 militaires et 100 personnes de l’ONU.
(Source: Eufor)

Il était un peu plus de midi heures locales quand les forces rebelles ont attaqué Goz Beida. D’après plusieurs sources, les combats à l’arme lourde, ont duré 2 heures. En dehors et à l’intérieur de la ville.

Le détachement irlandais de la force européenne présent à Goz Beida n’est pas intervenu pour stopper l’offensive rebelle : « Ce n’est pas son mandat », selon un porte-parole de l’Eufor, qui reconnaît malgré tout un échange de coup de feu.

Plusieurs témoins assurent avoir vu des rebelles circuler dans la ville après les combats. Selon le HCR, plusieurs organisations humanitaires ont été pillées, des entrepôts ont été vidés et des véhicules volés. A la tombée de la nuit, la situation semblait encore confuse. Aucune source indépendante n’était en mesure de dire si les rebelles contrôlaient toujours ou non la ville.

Sans démentir ces informations, le ministre de la Communication tchadien Mahamat Hissène explique que la guerre au Tchad est « une guerre de mouvement et non pas une guerre de position ». La prise d’une ville n’a pas forcément d’incidence sur le cours des choses, selon lui.

D’après nos informations, la colonne rebelle était composée de l’UFCD du colonel Adouma Hassaballah et des éléments de l’Alliance nationale de Mahamat Nouri. Les deux mouvements affirment agir de concert, dans le cadre d’une coordination militaire. Adouma assaballah : « Notre objectif est le même, aller jusqu’à Ndjamena ».

Mahamat Hissene
Ministre tchadien de la Communication

« La ville de Goz Beida est protégée par la garde nationale des nomades (…) et c’est l’une des bases de l’Eufor ».

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