Les inondations dans l’est du Tchad empêchent le HCR d’accéder aux réfugiés – UN

Les inondations dans l’est du Tchad rendent très difficile l’accès des travailleurs humanitaires du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) aux réfugiés soudanais et aux personnes déplacées.

Inondations « Les pluies se sont atténuées la semaine dernière mais les inondations coupent encore l’accès par voie terrestre à la région de Koukou Angarana dans le sud-est, et elles ont provoqué le départ des habitants et des personnes déplacées, à la recherche de zones plus élevées », indique un communiqué publié aujourd’hui à Abeche.

« Goz Amir, un des douze camps du HCR qui abrite quelque 230.000 réfugiés soudanais dans l’est du Tchad, se trouve dans la zone inondée ; et il y a aussi 170.000 Tchadiens déplacés dans l’est du pays », explique le communiqué, selon lequel aucune mort n’est à déplorer.

Mais de nombreuses maisons ont été détruites ou endommagées.

Par ailleurs, si l’approvisionnement en nourriture n’est pas un problème majeur grâce aux stocks accumulés dans les camps en avril et mai derniers, le HCR rencontre de sérieuses difficultés pour les acheminer auprès de leurs personnels sur le terrain.

L’agence, comme certains partenaires, a dû repousser voire annuler certaines missions dans la région.

Parfois, même le transport aérien est rendu impossible par l’inondation des pistes.

Avec les fortes pluies qui ont commencé à la mi-juin, les liaisons terrestres entre le centre logistique du HCR à Abeche et les camps de réfugiés ont été coupées, certains camps se retrouvant isolés.

Les travailleurs humanitaires ont parfois dû revenir à pied d’un camp, ou ont dû passer la nuit dans les communautés. Les détours nécessaires pour éviter les zones inondées allongent considérablement la durée des trajets et ralentissent l’acheminement de l’aide.

Par ailleurs, les réfugiés et les personnes déplacées souffrent de cette situation et demandent davantage d’aide aux agences.

« Comme la plupart des abris dans les camps sont dans un état lamentable, le nombre de personnes qui nous demandent de nouvelles tentes augmente pendant et après la saison des pluies », explique un assistant du HCR.

« Leurs inquiétudes sont réelles et justifiées, mais nous ne pouvons pas y répondre à cause des problèmes logistiques », explique-t-il.

Il faudra encore attendre la fin du mois de septembre ou le début du mois d’octobre pour que s’achève la saison des pluies.


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