Projet de résolution sur une force ONU-UE au Tchad et en RCA – Afp

La France a déposé mercredi au Conseil de sécurité un projet de résolution approuvant le déploiement d’une force mixte ONU-Union européenne dans l’est du Tchad et le nord-est de la République centrafricaine, pour protéger les civils touchés par le conflit au Darfour voisin.

L’ambassadeur de France à l’ONU, Jean-Maurice Ripert, a émis l’espoir de voir adopter ce texte « d’ici à la fin du mois« .

Le projet, qui a été rendu public, approuve pour une période d’un an « l’établissement au Tchad et en RCA (…) d’une présence multidimensionnelle destinée à aider à créer les conditions favorables à un retour volontaire et durable des réfugiés et personnes déplacées« .

Cette présence internationale doit consister en une mission de police de l’ONU appuyée militairement par l’UE, élément auquel les 27 de l’UE avaient donné leur feu vert de principe dès fin juillet.

L’objectif est d’agir aux niveaux humanitaire, politique et militaire, afin d’aider les populations de ces régions limitrophes du Darfour, déstabilisées par le conflit meurtrier qui y sévit.

Au Tchad seul, cela concerne, selon l’ONU, 236.000 réfugiés du Darfour et 173.000 déplacés tchadiens. La Centrafrique compte 10.000 réfugiés et plus de 200.000 déplacés dans le nord et le nord-est.

L’idée est que l’ONU fournisse 300 policiers qui auront pour tâche la formation de quelque 850 policiers tchadiens chargés des camps, selon les experts de l’ONU. La protection des zones alentour, à l’extérieur des camps, sera assurée par la force de l’UE, de 4.000 soldats au maximum.

Cette force ne devrait pas pouvoir se rendre sur place avant la fin de la saison des pluies, à la mi-octobre. Son quartier général sera installé en France, près de Paris.

Le but est de favoriser à terme le retour des réfugiés, mais la force de l’UE n’aura pas pour mandat de protéger la frontière.

Il s’agit aussi d’assurer les arrières des 26.000 hommes de la force mixte ONU-Union africaine qui doivent se déployer progressivement au Darfour d’ici à la mi-2008.

Les militaires de l’UE doivent maintenant passer à la phase proprement dite de planification de l’opération, incluant la composition de la force européenne.

Les militaires français, déjà présents dans la région, devraient jouer un rôle majeur. La Suède, l’Espagne, la Pologne et la Belgique pourraient également y participer.


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