Deby : "Si je ne suis pas là… "

Cette phrase prophétique est sortie pour la première fois de la bouche de Deby. Elle a été prononcée lors de l’ultime réunion familiale, quelques heures avant le départ pour la Chine. Selon les témoins, Deby semble sérieusement désespéré. Selon les mêmes sources, Deby et quelques uns des ses proches ont bâti une stratégie qui a fait « pschitt ».

Par l’intermédiaire du Sultan du Ouaddaï et l’homme d’affaires, M. Chaikhadine, Deby pensait avoir entre les mains l’adhésion du groupe Ouaddaï géographique, tandis que le « Général » Assef et compagnies lui ont assuré l’adhésion des arabes. Alors il ne restera que l’UFDD et le RFC, composés majoritairement des ressortissants du BET. En refusant obstinément la négociation, Deby tablait sur un hypothétique entre les goranes et les bideyat. S’il n’y a pas de négociations, il ne restera que la guerre, Deby pensait à son fort intérieur que les beri ne vont pas se mettre ensemble avec les goranes pour le combattre et que la majorité des combattants du RFC vont rallier le régime !! L’échec de cette ingénieuse stratégie est cuisant ! Le Sultan du Ouadaï est rentré sans qu’aucun de ses sujets veuille le suivre, malgré quelques tergiversations de certains délégués à Tripoli. Le ralliement du groupe Yal Rachid, a raffermi d’avantage la position des autres groupes. Quant aux RFC et UFDD, ils ont montré et réaffirmé leur détermination de combattre ensemble Deby et son système, alors Deby est dépité. Selon les temoins, la réunion a été fort pathétique, des chaudes larmes auraient coulé. « Si je ne suis pas là, comptez sur Abakar Abdelkerim, dit klenkeyno et son sous clan pour vous trouver une porte de sortie, ce sont les seuls alliés que vous avez », avait conseillé Deby à sa famille qui affichait un air de deuil. Apparemment, Deby compte beaucoup sur le jeune Général, longtemps responsable de sa garde rapprochée et aujourd’hui DG de la Gendarmerie. « Je dirigerai personnellement les combats, s’il m’arrive quelque chose, mets n’importe qui à ma place pour continuer à combattre les mercenaires », dixit Deby. Ah bon, et la Constitution ?

Mahamat Ahmat
N’djaména


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