Brèves de N’djaména : Hinda en hausse et en baisse

Deby avait encouragé et même financé l’autobiographie de sa dulcinée. Mais une fois écrite et parue, il a commencé à manifester des signes de désapprobation. Encourager quelqu’un à faire quelque chose et ensuite lui reprocher de l’avoir faite, c’est naturel chez Deby. Il y a déjà du froid entre le couple, mais dès la parution de l’autobiographie, le froid est devenu plus glacial. Au moment où il s’apprêtait à quitter pour Paris, Deby constata que Hinda aussi préparait sa valise ; « mais qu’est-ce que tu fais là ? » questionna Deby. « Mais, on ne part pas à Paris ? », répliqua la belle.

De manière tout à fait inattendue, deux mains rugueuses et tremblantes atterrirent férocement sur les joues lisses de la belle, où d’ordinaire, les gens civilisés et bien éduqués posent avec tendresse et affection des lèvres. Les claques envoyèrent la dulcinée au lit qu’elle garde jusqu’à présent. Et le Monsieur, contrairement à l’habitude, s’est fait accompagné à Paris par les rivaux, pas rivales, de madame.

En parlant de la biographie de Madame, il faut souligner que la critique est unanime : elle est d’une portée littéraire indéniable. Une nouvelle écrivaine est née. Le style et la construction sont tchadiens, mais la plume est indéniablement Molière. Selon les mêmes critiques, cette œuvre mérite d’être présentée sans aucun problème au prix Goncourt et à toutes les chances de le remporter. Des esprits tordus ont trouvé que Hinda a « oublié » de mentionner certains faits dans son parcours de femme intellectuelle. Par exemple elle aurait oublié de mentionner qu’il avait consommé dans sa vie de jeune fille 17 zoulous dont 4 I en permanence comme du Marijana, sans compter d’autres qu’elle sniffe de temps à autre ; qu’elle a fait renvoyer le maris de sa demi sœur d’un poste important, qu’elle ne se parle plus avec sa tante qui l’a pourtant présentée à Deby, qu’elle s’est enrichie énormément ( ce point n’est pas très important, seuls les jaloux soulèvent des telles idioties), son échec de nommer son ex tutrice au poste du PM (l’intéressée aurait décliné l’offre), etc. Mais ces détails soulevés par des esprits chagrins et jaloux n’enlèvent en rien l’importance de l’œuvre de madame. Les tchadiens doivent être fiers de leur future ex première dame.

Deby à paris – L’agenda de Deby à Paris est très chargé. Profitant de l’accalmie due à la saison des pluies, d’abord bilan de santé de routine, il parait que des signes de rejet ont été décelés concernant la greffe du foie. Mais selon les médecins, ce n’est pas très grave, ça arrive souvent. Ensuite, une visite à sa victime, Mahamat Ali Abdallah, où il a constaté avec horreur qu’il va nettement mieux et qu’il va même bientôt quitter l’hôpital. Prochaine étape : rencontre avec le couple Sarkozie/Kouchner. Objectif : s’assurer qu’il n’est pas la prochaine cible du Procureur du TPI et mobiliser le même couple pour qu’il n’en soit pas ainsi. Autre sujet à discuter avec le même duo : l’EUFOR. Deby n’est pas très content de l’attitude « passive » de l’EUFOR et son « manque de collaboration » avec le gouvernement tchadien. Deby demandera à ses protecteurs une nouvelle définition du rôle de l’EUFOR, surtout après la fin de la saison des pluies où à coup sûr les hostilités vont reprendre.

Beremadji Félix
N’djaména


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