Les Brèves de N’djaména : Deby paie le « Dia » de Maldom Bada Abbas

Le Maire de la ville de Ndjamena, Mahamat Zene Bada Abbas rase la Maison de Maldom Bada Abbas ! Mon œil, du bluff de bout en bout. On se rappelle que Maldom Bada ne s’est pas relevé d’une attaque cérébrale le jour où Deby lui a tendu 100 millions de F CFA en lui disant ceci : « va acheter une maison quelque part, car je vais raser les maisons de certains zaghawa ingrats qui habitent dans le même quartier que toi ».

Maldom est revenu très perturbé de cette rencontre, a informé son frère, l’actuel maire et est tombé raide. Ensuite, quand Deby a débarqué l’actuel maire de tous les postes de responsabilité et l’a mis en disette pendant un petit temps, celui-ci faisant le tour de la ville, accusait carrément Deby d’être l’assassin de son frère et le répétait à qui veut l’écouter. Par ses différentes déclarations, Mahamat Zene Bada vient de reconnaître implicitement que son chef est bel et bien l’assassin de Maldom, puisqu’il vient de remettre 375 millions de F CFA à la famille du défunt. Cette somme a permis à la famille du défunt d’acheter un petit local. Le reste fut partagé entre les membres de la famille exactement comme on le fait dans le partage d’un « Dia ». Que Mahamat Zene Bada démente, on vous dira la localisation de la maison achetée.

Deby miné ou Une nième friction entre Deby et ses parents – Depuis le déguerpissement des villas d’ABCD et consorts, la tension est dans l’air, les rebelles de l’Est attendent à juste raison un renflouement de leur rang. C’est dans ce contexte que dans la nuit du jeudi au vendredi (11/12), disparaissent du magasin des minutions, « EMB », un très important lot des mines. Depuis c’est le bran le bas, alerte rouge, communication nationale et internationale coupée, fouilles systématiques, etc. Selon une source sûre, Deby est à la limite de l’hystérie. On ne peut se rapprocher de lui sans prendre une chaussure ou un cendrier à la figure. Deby pointe du doigt ses propres parents et les fouilles sont ciblées ; jusqu’à maintenant seules les maisons des zaghawa et accessoirement goranes ont fait l’objet des fouilles systématiques. La maison de la propre fille de Deby est la première à recevoir une visite musclée des sbires de Deby. Le mari de la petite est un général d’aviation. Le monde à l’envers !

Réconciliation forcée – On se rappelle qu’à la soirée bien arrosée du 10 décembre, deux grosses pointures du régime se sont rossés des coups plus que des écoliers dans la cour de récréation. Le sang a coulé, les paroles ont fusé. Tout le monde attendait un décret présidentiel mettant fin aux fonctions de deux boxeurs pour avoir déshonoré les titres pompeux qu’ils portent, mais que nenni! Le lendemain, Deby, entouré de ses bouffons, convoque les deux, leur fait une bonne dose de  » savon Cotontchad » et leur intime « allez, réconciliez-vous, vite » et les deux VIP, redevenus des gamins pris en flagrant délit de faute, se frôlent les doigts. Et Deby de continuer « allez fouettez-moi la paix et je ne veux plus entendre d’autres histoires« . A la sortie, l’un de nos « poids lourds », sans se gêner de la présence des gardes de corps de Deby, lance à l’autre « ce n’est pas fini entre toi et moi, je vais te faire payer et tu connais très biens mes moyens« . Pour toute réponse, l’autre murmure « Dieu est grand« .


Beremadji Félix
N’djaména


Commentaires sur facebook