Les Brèves de N’djaména : L’humour noir de Daoussa Deby

Délégation gouvernementale ou délégation de l’ANS – Deby avait rappelé son équipe de négociation, refusant net toute idée d’accord avec la rébellion de l’Est. Face au courroux des libyens, il a fait revenir une partie de cette équipe. Mais à y regarder de près, Deby a fait revenir une équipe très étoffée des agents de l’ANS (la police politique).

Dirigée par deux ex dirigeants (Abdelrahmane Moussa et Issakh Ahmad Ardja), l’équipe de l’ANS est composée d’une vingtaine d’agents, en majorité des ex de la DDS (police politique de Hissène Habré). Logés loin des regards du grand public, ces agents n’ont des contacts avec personne et ne sortent que la nuit.

La présence de Daoussa Deby, spécialistes des infiltrations, exfiltrations et achat des consciences) dans la capitale libyenne en même temps que la compagnie d’Abdelrahmane Moussa, est une raison suffisante pour s’inquiéter de la sécurité des délégués de la rébellion, présents sur place.

L’humour noir de Daoussa Deby – M. Daoussa Deby séjourne actuellement dans la capitale libyenne. Accompagné de son neveu (Ministre des Finances) et de son beau fils (DG de la BCC), il participe à une réunion des Instances de la BCC (Banque des transactions mafieuses des Deby) dont il est le PCA. Du moins c’est la raison officielle brandie. Pendant son séjour, Daoussa Deby a exprimé le souhait de rencontrer un membre de la délégation de la rébellion. Pourquoi pas ? Puisque tous les membres de la délégation gouvernementale ont eu des rencontres informelles avec les différents délégués de la rébellion. Prudent, le délégué en question s’est fait accompagné par quelques collègues rebelles ; après les premiers salamalecs sans chaleur excessive et surpris de la présence d’autres délégués, alors qu’il a demandé à voir un seul individu, Daoussa déclara : « Comme je ne m’occupe plus (sic) de ce dossier et que je ne sais pas comment les choses évoluent ici, j’ai demandé à voir un tel pour avoir les informations et renseignements ». Surpris à leur tour par cet humour noir, les délégués lui répondirent « qu’il vaut mieux qu’il se renseigne auprès de la délégation gouvernementale et s’il a toujours le besoin de voir la délégation, eh bien il n’a qu’à le faire savoir ». Fermez les bans !

Beremadji Félix
N’djaména


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