Les Brèves de N’djaména : Le Far West du ministre de l’insécurité

Le trajet fut long, des milliers de km sous la poussière, la gorge sèche, que c’est dur de faire partie du cortège de IDI. De l’eau, rien que de l’eau et encore !! Point de bière Gala, point de Johnny Walker, bref rien pour mouiller la gorge. Alors une fois arrivé à Ndjamena, ce fut la ruée vers tout, filles, débits de boissons…. Le trio BYC (Bachir Younousmi Chaibo) a retrouvé son ambiance de N’djamena. Les deux autres ayant déserté momentanément leur lieu de retrouvaille, le troisième y débarqua et l’ambiance aidant, a commencé à boire sans retenue. Il s’agit bien sûr du fameux ministre en charge de la sécurité des citoyens, le perroquet national Bachir.

Après une cuite, complètement éméché, dans l’enceinte de l’hôtel «la palmeraie», géré par les chinois et lieu privilégié de la prostitution organisée et presque officielle. Pour le perroquet tout zoulou est un potentiel rebelle, ainsi il traita un quidam de son patron de tous les maux, avec des diatribes, comme il l’a fait tout le long du trajet envers les paisibles citoyens.


Ce pistolero de l’air IDI, Zakaria Brahim, n’a pas supporté le ronronnement du perroquet. Il sortit son pistolet lui tira une balle. Celle-ci devrait percer le cœur imbibé de Bachir si ce n’est le bon reflexe d’un participant qui frappa le bras du tireur et fit virer la balle vers la patte postérieure du Perroquet national. Le fusilier a sommé ce dernier de lui présenter des excuses, sinon, il va l’achever comme on le voit dans les westerns. Notre ministre de l’intérieur a ainsi vite retrouvé ses esprits et a supplié l’autre avec la litanie de « Manda Am chalouffah », de le laisser en vie.

Le quidam souffla sur le canon de son pistolet, qui d’ailleurs ne contenait plus de balles, le rangea et partit tranquillement sans être inquiété. Qui a dit qu’on n’est pas en sécurité à N’djaména ?

Comme l’a si bien dit un des sites tchadiens, le perroquet national se prend désormais pour le petit frère de Deby : d’origine tchadienne, de culture bantou, arrogant et hargneux, ayant le complexe de tout rien, préfabriqué, il lui manque la retenue minimum nécessaire aux hommes bien éduqués. A ses proches qui lui reprochent de parler trop et surtout des diatribes contre les rebelles, il répondait « si les rebelles m’attrapent un jour, ils n’ont qu’à me mettre dans une bouteille ». Le séjour dans une bouteille est certainement moins agréable que recevoir une balle de 4mm dans la cuisse. Le perroquet, super Ministre de Deby a crié, supplié, des liquides de différentes couleurs et formes ont jailli de tous les orifices de son corps, indisposant l’assistance présente. Son collègue de l’Environnement doit porter plainte contre cette pollution de l’environnement. Et pour l’enseigne du perroquet, dans une bouteille, la pollution sera beaucoup plus aggravée

Beremadji Félix
N’djaména


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