Les Brèves de N’djaména : Les jeunes loups sont ils allés trop loin ?

Deby avait nommé dans toutes les régies et directions financières des jeunes diplômés et/ou analphabètes zaghawa avec pour mot d’ordre « enrichissez-vous, si Timan arrive avec ses ouaddaïens et arabes, c’est foutu pour vous pour le reste de votre vie ». Et les jeunes loups ont appliqué à la lettre les instructions de leur chef. Alors que s’est-il passé pour que Deby se retourne contre les mêmes, les démet de leurs fonctions, les fait arrêter, les fait torturer, etc. ? Un retour à la case de départ !

Selon nos informations, les raisons de cet acharnement n’ont rien à voir avec une quelconque moralisation de l’état, mais de loin, ailleurs. Avant la nomination des jeunes loups, tous les marchés sans aucune exception, sont la propriété privée de la famille restreinte de Deby : les sœurs, les enfants, les enfants des sœurs, etc. Ceux-là obtiennent les marchés, fictifs ou vrais, et « vendent » aux tiers moyennant une forte commission et les tiers peuvent ne pas exécuter lesdits marchés ou tout simplement faire semblant ; c’est dire que tous les responsables des régies et directions financières étaient au service exclusif de cette famille. Les jeunes n’ont pas pris en compte cette donne et se sont mis à leur compte, ce qui a déclenché l’ire de la famille, la suite, on la connaît.

Un délinquant, nommé TPG – Deby a fait semblant de lâcher les mamelles de la vache laitière, qu’il tenait fermement dans ses mains. Mais comme les veaux sont trop gloutons, il récupère en nommant au poste de TPG un délinquant notoire en la personne d’Idriss Ibrahim Itno. Le fils d’Ibrahim Mahamat Itno porte le nom de son oncle, Idriss, ce qui lui a valu d’être toujours pris en charge par ce dernier. Envoyé avec feu Brahim Idriss dans un internat parisien, les deux échouent de franchir la 6ème ; rapatriés au Tchad, ils obtiennent le Bac « Deby ». L’un est envoyé au Canada, l’autre, Idriss, à l’école militaire de Bordeaux pour faire la médecine. Il y séjourne pendant trois ans en première année et change en agronomie ; après deux ans en première année, s’inscrit à la faculté des barres et des cabarets de Paris. A la limite de la clochardise, son homonyme d’oncle le récupère et le faire rentrer au Pays. Entre la faculté de médecine militaire de Bordeaux, d’agronomie puis celle des cabarets de paris, enfin les nombreux séjours dans les différents commissariats de police parisiens pour désintoxication et dégraissage, le bonhomme a fait presque dix ans, c.à.d. Bac + 10, c’est un doctorat. C’est normal qu’il soit nommé TPG !! Y a quoi ??? Circulez !

C’est un trio de choc qui entoure désormais l’oncle : le petit frère est l’aide de camp, la petite sœur est conseillère économique, c’est elle qui décide du sort de tous les marchés, ceux qui doivent être signés par le papa et ceux qui doivent être rejeté, et enfin lui, le TPG.

Abbas Mahamat Tolli au FMI – Décidément les Deby ne veulent rien laisser aux autres pour tout ce qui concerne les finances ou tout poste dont ils pensent qu’il peut générer des fonds. La fonction d’Administrateur au FMI est un poste tournant entre les Etats, par ordre alphabétique. Le tour du Tchad était arrivé quand le pays est empêtré comme toujours dans ses conflits internes et le suivant sur la liste a sauté sur l’occasion. Il en serait de même pour 2010 si des citoyens rompus à la chose diplomatique ne l’ont pas fait savoir à N’djaména. Là, l’argent du pétrole, de la drogue et des faux billets coulaient à flots et personne n’avait le temps de s’occuper des bidouilles comme le poste d’administrateur au FMI. Des citoyens tchadiens au courant de l’affaire ont insisté, par des fiches à tous les responsables concernés, à commencer par Deby lui-même : l’importance du poste pour le pays et le profil de celui qui doit l’occuper. Et voilà, Deby a décidé que c’est son neveu, ex-ministron des finances et actuel SG de la Beac, où il passe son temps à chercher des poux sur la tête des autres tchadiens (à la Beac, le neveu du PR ne pige rien du tout et serait même complètement marginalisé par le Gouverneur et le Vice G) qui doit occuper ce poste et personne d’autre. Depuis, les délégués tchadiens aux assemblées du FMI/BM passent leur temps uniquement à faire la campagne d’Abbas. « C’est le candidat personnel du Président de la République, notre Président tient absolument à ce que son candidat passe », répètent-ils inlassablement. Ignorance, quand tu me tiens !! On n’a pas besoin de faire de campagne, ni se ridiculiser en séchant toutes les réunions sectorielles importantes pour faire les couloirs en ayant ces paroles comme un perroquet, devant les rires moqueurs des autres délégués. C’est un poste qui revient de droit au Tchad ; il suffit de déposer le dossier au moment et à l’adresse statutaires. C’est tout !

Beremadji Félix
N’djaména


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