Les Brèves de N’djaména : Le Dr Michel Abiad fait une victime

Ceux qui ont suivi l’interview de Deby à la RFI avec le journaliste français Christoff Boisbouvier, auront remarqué l’extrême nervosité de Deby. Pour ceux qui le connaissent, il semble que c’est son habitude de combler son déficit intellectuel par l’agressivité, la nervosité, etc. S’il est acculé sur une question, s’il voit que l’interlocuteur a raison sur le sujet du moment qu’il n’a pas de réponse à une question, il s’énerve, balbutie et bave, cherchant à intimider l’interlocuteur. Le moins averti des désarme, les plus hardis, foncent à l’instar du journaliste français jusqu’à le faire péter les plombs: « je connais votre position (entendez par là vous êtes sympathisants des rebelles), la France est néocolonialiste, etc. »

Selon son entourage, l’énervement de Deby n’était pas du tout feint ce jour là. Il était déjà au bout de ses nerfs avant la dite interview. La raison ? La révélation par Tchadactuel la double casquette de son médecin personnel à l’hôpital américain de Neuilly : le Dr Michel Abiad est aussi Consultant rémunéré du Gouvernement tchadien. Décidément ces french docteurs … on n’enseigne plus la déontologie professionnelle dans les facs de médecine ou quoi ? Toujours est-il que, Deby ne faisait qu’engueuler tout le monde, traitant chacun d’un nom d’oiseau et faisait que répéter « moi qui pensais avoir nettoyé mon entourage des correspondants des rebelles, apparemment ils y sont toujours.» Joignant geste à la parole, il renvoya un des portes mallettes, lui demandant de quitter l’hôtel et de prendre un vol régulier pour rentrer à N’djaména.

Quant au Dr Abiad, non seulement il est nommé Consultant (sans décret et sans que le Gouvernement soit au courant), selon nos informations, mais il est aussi au centre d’un réseau des détournements des fonds publics tchadiens. En effet, pour ses nombreux séjours à l’hôpital américain, Deby paye cash les factures présentées par ce même Dr Abiad. Selon des très malveillantes et nombreuses langues, les factures que le Dr présente à Deby à l’hôtel contre des mallettes bien bourrées, ne sont pas les vraies factures établies par l’établissement ; ce sont des trucs concoctés par le Dr sur son ordinateur, où les montants sont multipliés par X. Une fois en possession des mallettes, le Dr règle à l’hôpital la vraie facture, calme la curiosité de certains de ses collègues au courant des activités du Dr et le reliquat est partagé à parts égales avec le médecin tchadien de Deby. Finalement, c’est dans toutes les facs francophones de médecine qu’on enseigne plus la déontologie !!

Selon les mêmes sources, la surfacturation ne s’arrête pas seulement au niveau des factures de l’hôpital mais sur tout ce qui concerne le suivi médical de Deby : les médicaments que le Dr transporte régulièrement à Ndjamena, ses titres de transports, son séjour à Ndjamena, etc., tout est remboursé cash et largement surfacturé. Voilà le Tchad est pauvre mais sait enrichir quand même les autres…

Beremadji Félix
N’djaména, Tchad


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