Les Brèves de N’djaména : Les Itno en chien de faïence

Apres avoir redouté de l’effet guinéen – une petite balle sur la tempe, Deby, à l’heure actuelle redoute fortement de l’effet qatari : un vieux despote malade poussé vers la porte par son propre fils. En l’accompagnant à l’aéroport de N’djamena pour une opération à Paris fin avril, les membres de la famille auraient été convaincus que le type ne reviendra à la capitale tchadienne que dans un petit « soundouk » en bois.

Les palabres des marchands de tapis pour savoir qui est bien placé pour remplacer le mourant, qui a beaucoup des parents, qui a assez d’oncles maternels, qui est estimé des tchadiens, etc., se sont éparpillés dans la population. Finalement ça doit être une maladie de certains ; ce truc là ! C’était donc en pleine empoignade que Deby descend en chaire et en os et c’est le coup de balai: fils, neveux, petits fils ; au cabinet, aide de camp, à la tête de la GR, au protocole, tous dehors y compris toute la garde rapprochée. Même Hinda aurait été chassée du Palais rose et exilée au Palais « Burkina.» Pendant cette période d’extrême incertitude, certains indéfectibles auraient lâché. Tahir Erda, le cousin direct des Erdimi ; l’homme qui a vendu son âme à Deby jusqu’à faire assassiner à l’intérieur de sa propre maison Gani Noussour Betchi, aurait assisté à une réunion pour débattre sur le successeur de Deby ! Ceci n’a pas été du tout du goût de ce dernier.

Depuis, Deby ne sait à quel diable il faut faire confiance. Selon nos dernières infos, il aurait confié à un de ses ministres, vous pouvez aisément deviner lequel, de lui trouver très rapidement des mercenaires pour lui servir d’aide de camp, de la garde rapprochée, de préférence des cubains ou des israéliens, semble-t-il.

Mahamat Ahmat
N’djaména


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