Dr Khalil Ibrahim, persona non grata un peu partout

Depuis qu’il a été expulsé manu militari de N’djaména par Deby, le Chef du MJE a élu domicile à Doha, au Qatar jusqu’au jour où son mouvement annonce publiquement la rupture du dialogue avec le régime soudanais. Alors les autorités qataries lui font savoir que sa raison de séjour n’existe plus, il doit plier bagage. Ce qu’il fit, en direction du Caire.

Cette ville et Khartoum étant ce qu’elles sont, on lui signifia de continuer son chemin immédiatement. Nouvelle direction Tripoli. En Libye où les islamistes ne sont pas les compagnons de route du Guide, on lui dit poliment de continuer sa route. Prochaine destination, N’djaména. Mis au courant par les autorités libyennes avant l’embarquement, Deby envoie un message très fort à Khalil et sa suite : « si tu es un garçon, mets tes sales pieds au Tchad ! » Mais le Dr, téméraire, les y met quand même. A la place du tapis rouge habituel, ce sont des sbires lourdement armés qui attendent au bas de la parcelle le Dr et sa suite. Dès qu’ils foulent le sol, ils se jettent sur eux, arrachent les passeports (tchadiens), les déchirent en mini morceaux sous l’œil ahuri des autres passagers, les tiennent par les cols et jettent dans l’avion et ordonnent à ce dernier de décoller immédiatement. Le pilote refuse d’obtempérer : « je ne peux pas transporter des individus qui n’ont pas de documents de voyage, c’est strictement interdit par les règlements internationaux du transport. Non seulement ce sera la prison pour moi mais je perdrai définitivement ma licence de pilote », répète-t-il continuellement. Au moment où nous écrivons ces lignes, la situation est à ce stade.

Deby, qui a décollé de N’djaména pour une réunion sous régionale, a laissé des instructions sans équivoque : Dr Khalil et sa suite sont indésirables.

La Rédaction


Commentaires sur facebook