Les Brèves de N’djaména : Deby, les Balkany et l’or noir

Il n’y a pas longtemps, le journal satirique français « le Canard enchainé » révélait qu’à Paris, Deby et son Ambassadeur organisent une vaste escroquerie en détournant les revenus pétroliers. Une société contrôlée par la ville dont M. Patric Balkany est le Maire a acquis le marché pour la rénovation de l’Ambassade du Tchad à Paris. La Cour des Comptes a découvert que cette société faisait de la surfacturation grotesque son credo et les mauvais esprits de penser que le surplus ainsi escompté irait dans les différentes poches y compris celles de Deby et de son Ambassadeur.

Le même Ambassadeur se répand dans tout Paris que c’est grâce à lui et à lui seul que M. Julien Balkany, le frère du Maire a obtenu l’exclusivité de la vente du brut tchadien. L’Ambassadeur aurait organisé les rencontres entre M. Balkany et Deby à Paris, ainsi que les nombreux déplacements du Monsieur à N’djaména. L’Ambassadeur se réjoui du départ de l’ex Dircab du Président en la personne de Djimrangar Dadnadji, lequel départ a favorisé son rôle d’intermédiaire. « Djimrangar avait voulu faire main basse sur la vente du brut en m’empêchant de m’en occuper », claironne notre Excellence.

On se rappelle que c’est par lettre signée de ce même Dadnadji que le Tchad avait fait comprendre au Consortium que désormais la part du brut qui lui revient sera vendue par les services compétents du Tchad. Les réserves de la BEI ont été écartées d’un revers de la main par Deby. Tous les traders et spéculateurs se sont précipités au chevet du brut tchadien abandonné par le Consortium pétrolier. Apparemment les offres des Balkany sont plus alléchantes que n’importe quelle autre.

Beremadji Félix
N’djaména


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