ACTED Tchad : Plantation d’arbres aux portes du Sahara – relief

Le programme d’agriculture, environnement et élevage d’ACTED dans le camp d’Ouré Cassoni est en œuvre depuis mai 2005. Les activités agricoles et de protection de l’environnement ont débuté en 2005 et sont désormais accompagnées d’un volet élevage depuis début 2007.

Le volet Environnement a pour but le renforcement du couvert végétal au sein du camp de réfugiés et ses alentours. Un des objectifs principaux est de contribuer au maintien de l’équilibre environnemental suite à la pression démographique exercée par l’arrivée des réfugiés soudanais.

En 2005, ACTED a lancé une pépinière afin de produire des arbres fruitiers et forestiers destinés à être, par la suite, plantés par les réfugiés et la population hôte. Ces campagnes de plantation ont été renforcées par des séances de sensibilisation à la protection de l’environnement. L’objectif de plantation pour 2007 est de 30 000 arbres dans le camp et dans les villages avoisinants.

Depuis 2006, la particularité de cette pépinière est de rassembler des pépiniéristes issus du camp et de la population hôte. En 2007, pour encourager la diversité hommes/femmes, cinq femmes ont intégré l’équipe des dix pépiniéristes. Ainsi, hommes et femmes, Soudanais réfugiés et Tchadiens hôtes, travaillent ensemble à la réalisation d’un projet commun. Un véritable défi relevé avec succès : en effet, qui aurait cru il y a trois ans que population hôte et population réfugiée travailleraient main dans la main au-delà des tensions générées par le manque de ressources, parvenant ainsi à contribuer à l’amélioration du cadre de vie de leurs communautés respectives ?

Les distributions de plants ont débuté au mois d’août et finalement 25 000 plants seront mis en terre. Suite à des inondations exceptionnelles, la pépinière a été recouverte par les eaux mais grâce aux efforts et à la détermination de toute l’équipe, près de 25 000 des 31 000 plants initialement produits ont pu être sauvés des eaux.

En tout, 11 000 jeunes arbres seront mis en terre dans le camp, soit plus d’un arbre par famille ; 8 000 arbres seront plantés dans les villages hôtes alentours ; et trois zones vertes de 2 000 arbres chacune seront créées. La fonction des zones vertes est de renforcer intensivement le couvert végétal existant, et ce afin d’amplifier les phénomènes de microclimat et de conservation des ressources naturelles.

Si l’action de reboisement permet de protéger l’environnement en renforçant le couvert végétal grâce à des essences particulièrement adaptées au milieu, il existe un impact bien plus direct pour les réfugiés. En effet, la motivation première poussant les réfugiés à planter un arbre autour de leur tente est le besoin de se créer un environnement plus agréable. Les arbres brisent, en effet, la monotonie du sable et de la poussière omniprésents dans ce camp situé aux portes du Sahara. Pour chaque foyer du camp, voir les arbres pousser adoucit la vie. Ils sont un rappel des temps meilleurs au village, les enfants les décorent les jours de fête et ils sont signes de prospérité malgré le dénuement des lieux.

Enfin, lorsque les conditions seront réunies, les réfugiés pourront quitter le camp, mais les arbres plantés auront pris racine et laisseront à la population hôte une trace positive de cet épisode pourtant difficile.


Commentaires sur facebook