Deby très surpris par le boycott !

Bravo aux tchadiens et aux opposants qui n’ont ménagé aucun effort pour dissuader les tchadiens d’aller choisir Deby. Dire que les élections présidentielles ont été très largement boycottées, c’est un euphémisme. Les tchadiens ont montré leur total rejet d’un homme et de son système.

Mais dans le sillage du MPS, on s’en fout ! Pour autant le maitre du Palais rose semble être très surpris du taux de participation quasi nul. Le monde entier avait découvert lors de meeting du samedi 23 avril, un président en transes devant une foule immense qui est synonyme pour lui d’un taux de participation le plus élevé du monde et qui démentirait de manière cinglante les gesticulations de l’opposition. Deby a pris ses rêves pour des réalités et une preuve palpable que le Monsieur est réellement coupé de la réalité : les tchadiens participent aux meetings de tous les partis politiques surtout quand il s’agit du parti au pouvoir où la peur de ne pas être remarquée emporte sur le reste. Ainsi au jour des élections, une fois les effets des stups dissipés Deby a examiné avec lucidité les résultats véridiques surtout le taux de participation que l’ANS lui a apporté ; et il a laissé éclater sa colère et sa surprise : Mais où sont partis tous ces gens qui étaient au meeting du samedi ? Ou bien j’ai rêvé ? Mais non, mais ce n’est pas vrai, pourquoi les gens ne sont pas sortis massivement comme ils me l’ont promis ? » Et Deby monologua toute la journée. La surprise a été encore plus grande quand Deby a appris qu’à Abéché, les 2 quartiers beri, Kaminé et Bendjedid n’ont totalisé que 172 voix, tandis qu’à Iriba, malgré les efforts colossaux du sultan, il n’y a eu que 65 voix, alors vers 18h, il a été décidé que tous les inscrits ont voté 100 pour cent Deby. A Tiné, il a fallu mobiliser les militaires et les habitants de Tiné Soudan avec la bienveillance des autorités soudanaises pour éviter le camouflet ultime. Quant au reste du grand nord, selon tous les témoignages concordants, c’est quasi nul, le taux de participation.

Quand on s’étonne devant Deby, que probablement pour la première fois dans l’histoire des roitelets africains, les propres parents d’un président se sont rebellés en prenant les armes pour le renverser, Deby a une seule réponse : « mes parents m’estimes et me supportent, ce sont seulement 3 familles jalouses qui sont parties en aventures.» Aujourd’hui, à la lumière du vote de ce lundi 25 avril, de Ndjamena à Abéché, d’Iriba à Tiné, les beris, à l’instar de tous les tchadiens, ont adressé un seul mot à Deby : DEGAGE !

Beremadji Félix
N’djaména


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