Les Brèves de N’djaména : Quand les darforiens huent Moussa Faki.

Naturellement Doha porte la poisse au Ministre tchadien des Affaires Etrangères. A chaque passage il laisse quelques plumages.

En effet, quand on imite toujours le sourd en mimant, on devient sans nul doute sourd dit le proverbe. On pourrait légitimement se poser la question pourquoi des jeunes cadres qui ont tout l’avenir devant eux pour devenir des hommes honnêtes au service de leur pays deviennent des robots-perroquets au service de l’ignominie et de la conscience satanée d’un dictateur altéré ?

L’Emirat de Qatar qui gère le dossier du Darfour avec la Médiation Conjointe ONU-UA depuis bientôt 3ans, organisa du 27 au 31 mai 2011 une conférence internationale autour du sujet pour afin de trouver une issue à l’interminable dossier. Pour ce faire, un bon monde a été invité à Doha.

Le gouvernement soudanais, pour biaiser la conférence a fait venir plus de 600 darforiens, purs produits du système islamique de Khartoum. Parmi les invités il y a aussi l’inévitable représentant du Tchad, en la personne du Ministre des Affaires Etrangères. Depuis la normalisation des relations entre les deux pays, le Tchad a purement et simplement calqué sa position sur celle de Khartoum concernant le conflit de Darfour. De même en matière de prise de position dans les instances internationales, El Béchir remplace le « défunt » Kadhafi qui disait que : « il suffit que Idriss regarde mon visage pour savoir à quoi je pense et il prend les devants à ma place ».

Alors on demande à notre Ministre de prendre la parole ; eh bien il ne s’en est pas privé. En effet, il s’adonna à une diatribe délirante envers les daforiens, en les traitant de tous les maux du monde : des rêveurs, des coupeurs de routes, des réfugiés de luxe. . . . On revoie l’image de DEBY en compagnie d’El Béchir à El Fasher en 2003 ! Sans lui laisser le temps de terminer son verbiage, les darforiens se sont levés comme un seul homme pour le huer et le conspuer au cri de « BARRA YA TESS ». D’autres l’ont suivi dans les couloirs pour l’invectiver et dire des très mauvaises choses sur lui et de son chef.
La communauté internationale, présente dans la salle et la Médiations fut très indignée ; les soudanais visiblement indisposés, mais quand même il y a un point positif pour le Tchad. Beaucoup des invités ont cherché à le situer sur la carte et à chercher à connaitre le nom de son Président : c’est la diplomatie sous l’ère de Deby.

Beremadji Félix
N’djaména


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