Les Brèves de N’djaména : Silence, on extrade

Depuis le rétablissement des relations de paix entre le Tchad et le Soudan et le démantèlement de la rébellion tchadienne par le régime soudanais, les opposants politiques tchadiens au Soudan vivent un calvaire. Le régime soudanais, à coups des dinars, a complètement repris en main Deby son clan et ses bouffons. Exécuteurs des sales besognes, Deby est de nouveau au service du régime islamiste d’El Béchir. Après avoir longtemps pourfendu sur la scène nationale et internationale le Soudan, son Président et l’élément arabe, Deby fait fonction de garçon de course au régime soudanais qui lui assigne quelques tâches précises : Démantèlement de la rébellion du Darfour, déstabilisation du futur nouvel Etat du sud Soudan, etc…

En retour, Deby reçoit des soudanais la promesse ferme d’effacer toute trace des rebelles et de la rébellion tchadienne de la terre soudanaise. Ainsi la rébellion tchadienne fut d’abord décapitée : certains des leaders sont déportés ou emprisonnés hors du soudan, d’autres en quasi résidence surveillée à Khartoum. Quant aux militaires et autres politiques qui refusent de rallier Deby, ils font l’objet des tracasseries quotidiennes en tout genre : déplacement surveillé ou même carrément interdit, interpellation abusive, arrestation, kidnapping, etc. Ceux des opposants qui vivent au Darfour sont livrés en catimini aux autorités tchadiennes à Adré ou à la force mixte qui les remet immédiatement à l’ANS. C’est la disparition pure et simple assurée, les chanceux atterriront au bagne de Korotoro. Ceux qui vivent à Khartoum sont livrés poings et pieds liés par avion spécial à N’djaména. Tout cela se passe sans aucun témoin de deux côtés de la frontière.

Le plus grave est que les opposants tchadiens n’ont aucun droit de bénéficier du statut des réfugiés ! Le Bureau du HCR au Soudan refuse obstinément à accorder ce statut aux tchadiens sans l’autorisation formelle des services des renseignements, lesquels services déclarent à qui veut l’entendre qu’il n’y a pas de refugiés tchadiens au Soudan! Apparemment le système des Nations Unies surtout le HCR est guidé ou géré par les services des renseignements soudanais. Et les tchadiens sont victimes de cet état des choses et les deux régimes se les offrent les mains à cœur joie.

L’Or libyen objet des tractations mafieuses – Selon plusieurs sources concordantes, le régime libyen est en train de bazarder ses réserves d’Or. Comme toujours, par l’intermédiaire du clan Deby. Daoussa Deby, très proche de Kadhafi, Ambassadeur du Tchad en Libye, qui a fait ses études supérieures au Mali et qui aurait conservé des solides relations, serait au centre de ces transactions. L’Or serait évacué vers le Tchad par voie terrestre à partir de Sebha ou par voie aérienne dans des valises diplomatiques à partir de la Tunisie. Une fois le métal précieux arrivé et stocké dans les caves de la Banque du Chari ex Banque tchado- libyenne dont Daoussa est le Président du Conseil d’Administration, Deby et son clan se seraient mis à la recherche des clients. C’est ainsi qu’une grande partie de l’Or libyen est évacué vers le Mali qui l’exporte comme si c’est son propre Or et une autre partie vers le Sénégal par l’intermédiaire d’un homme d’affaire sénégalais proche du clan Deby et qui a bénéfice plusieurs marchés de constructions jamais réalisées.

Beremadji Félix
N’djaména


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