Deby, un Président illégal, illégitime, « inconstitutionnel » ?

Dire que Deby n’a jamais été élu, c’est du pléonasme diront certains. En effet le referendum qui permit à Deby de briguer des mandats successifs n’a été voté que par moins de 10% de la population et sur ces 10%, plus de 80% avaient voté, « NON ». Il en est ainsi de toutes les suivantes élections présidentielles.

L’Assemblée actuelle est composée des individus qui n’ont pas été votés, à qui la population leur a refusé leur confiance. Un Haroun Kabadi, si président de l’Assemblée qu’il est, sait très bien qu’il n’a jamais été élu. Lac Iro ne se reconnait pas en lui. Il le sait, Deby le sait et tout le monde est au courant, mais c’est la volonté du Sultan. Il en est de même pour Moussa Kadam, pour Ahmad, pour Issa, pour Ali, etc. Tout cela est connu et accepté malgré, par les tchadiens.

Le plus grave c’est la situation personnelle de Deby lui-même. Même en ayant usurpé, Deby est le Sultan de Bilia. En se présentant aux élections présidentielles, il n’avait ni démissionné, ni nommé un régent ou représentant par un texte officiel. Il a juste confié à un de ses demi-frères le soin de le représenter à Amdjeress en cas de son absence. Deby est donc le sultan effectif, en titre. D’ailleurs c’est à ce titre qu’il ira fêter l’Eid El Fitr à Amdjeress au milieu de ses sujets. D’autre part, il est toujours militaire actif. Il a été mis en disponibilité de manière très bancale en 1997, mise en disponibilité quasi illégale, mais qu’importe, depuis qu’il a repris le kaki, les grades militaires, et s’est octroyé le dernier grade en vigueur d’un militaire en activité. Il a surtout participé à des combats en tant que militaire. Et il se plait toujours de répéter à toutes les occasions qu’il est un soldat. N’est-ce pas anticonstitutionnel tout cela ?

Les tchadiens, n’ont-ils pas le droit d’interpeller haut et fort le Conseil Constitutionnel et la justice tchadienne sur ces anachronismes d’une autre époque ?

Beremadji Félix
N’djaména


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