Cartier et Chaumet boudent le cash de Deby

Lors de son dernier déplacement à Paris, Deby n’a pas vraiment eu un calendrier très chargé ; les organisateurs l’avaient ignoré pour ne pas dire boudé. Aussi, il s’est rabattu sur des courses personnelles Entre autres, Deby s’est intéressé à l’achat des bijoux ; c’est ainsi que les représentants des plusieurs joailliers dont les célèbres maisons, Cartier et Chaumet, lui ont rendu visite pour des emplettes.

Les Joailliers ont déployé leurs talents professionnels appuyés par des catalogues, des vidéo et des échantillons pour faire faciliter le choix: « ce serpent a été le préféré de Madame Sadate, cet scorpion a été porté par Madame Moubarak, ce modèle a été acheté par Madame Ben Ali, celui-là par la fille de Kadhafi, la reine mère aime porter ce bijou, la princesse de Monaco aime celui-là, la reine de Norvège avait acheté ces deux bijoux, etc., » et ceci pendant pratiquement deux nuits de suite. Deby consulte tout, voit tout, écarte tous les bijoux portés par les femmes des dictateurs déchus, choisit plutôt ceux portés par les célébrités et autres princesses européennes. Les joailliers sont convoqués pour leur montrer le choix définitif et demander l’addition. Celle-ci ne tardera pas à tomber: « l’ensemble des bijoux choisi coutent 1.200.000 euros », annoncent les joailliers d’un air un peu gêné. Deby ne bronche pas et sort tranquillement d’une mallette des coupures des billets de 500 euros.

Les Toubabs surpris, sursautent et disent en chœur « qu’ils ne prennent pas du cash pour un tel montant, jamais au grand jamais, un chèque, une carte de crédit ou un doc bancaire dûment endossé par une banque connue». Les marchands des bijoux s’excusent, s’élèvent et quittent la suite présidentielle presqu’en courant! Deby, mécontent et frustré, demande à ses gardes de corps et les éléments du Protocole d’Etat d’aller chercher d’autres joailliers moins regardants sur le cash. 6 personnes se sont partagé la tâche en achetant en leurs propres noms pour un total de 400.000 euros et les agents de l’Ambassade du Tchad à Paris se sont bien régalés en empochant les détaxes. On espère que les prête-noms n’ont pas oublié de remettre la marchandise à Deby dès leur descente d’avion à N’djaména

Correspondance particulière depuis Paris


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