La grogne sociale au Tchad un mauvais signe pour Idriss Deby

Classé mondialement au troisième rang des villes les plus chères du monde, Ndjamena est au centre de la grogne sociale que traverse le pays. Une ville d’un million d’habitant sans eau potable ni électricité, la capitale tchadienne vit ce dernier temps au rythme d’un mécontentement social sans précédent.

Le gouvernement fait face à des étudiants en colère qui réclament leurs bourses, des travailleurs qui refusent d’accepter un salaire ne leur permettant pas de joindre les deux bouts, des retraités qui demandent la juste part de leurs contributions et le tout est couronné par une extrême cherté de la vie qui étouffe plus de 95% de la population.

Sommé par Deby d’apaiser la colère de la population, Le chef du gouvernement ne sait plus sur quel pied danser car il n’a ni les moyens ni le pouvoir de contenir cette grogne sociale. Avec une équipes composée des ministres sortis de nulle part à peine sachant lire et écrire, Mr Nadingar ne peut trouver une solution aux problèmes créés de toute pièce par son patron, car pour Deby il n’est pas question d’augmenter le salaire des fonctionnaires ou de répondre aux exigences des retraités il n’est pas non plus question d’éloigner lui et sa famille du trésor public alors que faire?

La colère de la population a atteint son paroxysme, tous les ingrédients à une manifestation de ras-le-bol sont réunis il suffit d’un élément détonateur. Il faut rappeler que c’est l’inflation, le taux chaumage et l’injustice sociale qui ont conduit a la chute de Hosni Moubarak et Ben Ali.


Les tchadiens pourront-ils s’inspirer du printemps arabe pour mettre Deby a la porte? Auront-ils le courage de braver la menace de représailles du régime? Et enfin tenir une manifestation de grande envergure pour dire 21 ans c’est assez ?

En tout cas l’hymne nationale tchadienne est sans ambigüité « … Ta liberté naitra de ton courage.. »

Beremadji Félix
N’djaména


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