La famille d’Adouma Ali accuse Daoussa Deby

On se rappelle qu’en novembre 2003, Adouma Ali, ex-conseiller Spécial de Deby, DG de plusieurs sociétés dont le CPC (Chad Petroleum Company), responsable de la construction de la raffinerie de Sidigui, a été exécuté avec 10 autres Tchadiens. Des exécutions extrajudiciaires. 8 ans après cet assassinat, la famille d’Adouma semble avoir découvert la vérité ; une opération machiavélique montée de toute pièce par Daoussa Deby avec l’appui de son frère Idriss. Selon les mêmes sources, Adouma représentait les bailleurs de la CPC, propriétaire de la raffinerie, lesquels bailleurs avaient déposé une somme de 15 millions de dollars à la banque tchado libyenne, la BCC, la banque d’affaires des Deby.

Cheikh Ibni Oumar Idriss, homme d’affaires soudanais, était le Président de la Company CPC. Deby ne veut pas que la construction de la raffinerie soit réalisée, car celle-ci était devenue un fonds de commerce. Il la bradait au premier venu pour prendre une coquette avance avant de le renvoyer et passer au suivant. Deby avait donc décidé de mettre main basse sur les 15 millions déposés à la BCC. Pour cela il faut éliminer Adouma Ali, l’homme qui connait beaucoup des secrets de Deby, qui a fait venir les bailleurs des fonds soudanais et dont les 15 millions déposés en son compte, donc sans sa signature, pas de sortie. Dans cette opération, le maillon faible était Cheikh Ibni Oumar Idriss qui fut exécuté par le neveu de Deby, Hissene Mahamat Tolli. L’assassinat fut mis sur le dos d’Adouma Ali qui fut arrêté, condamné et exécuté. Dès l’arrestation d’Adouma, Daoussa Deby, pour éviter qu’on demande son secours, s’arrangea pour quitter N’Djaména pour l’Arabie Saoudite. Il ne reviendra qu’après l’exécution d’Adouma. Dès la disparition d’Adouma, les Deby retirèrent les 15 millions de Dollars, les blanchirent et s’en approprièrent. Daoussa Deby serait la tête pensante de cette opération.

La famille d’Adouma disposerait suffisamment d’éléments pour porter plainte contre Daoussa et aux besoins, selon les coutumes des Béri, le faire jurer sur 50 corans. Affaire à suivre de très près.

Correspondance particulière


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