Menace sur la sécurité des leaders de l’opposition

Ainsi donc le despote de Ndjamena a décidé de faire subir aux opposants tchadiens le même sort que celui jadis réservé du Pr Ibni Oumar Mahamat Saleh. Au cours d’une rencontre dans la nuit du samedi au dimanche, avec quelques-uns de ses proches, y compris certains éléments de l’ANS, il a lancé les instructions en des termes non voilés, sans aucune ambigüité : « Pourquoi vous ne faites pas partir ces imbéciles là où l’autre, leur collègue était parti ? » En réalité ceci n’est pas une interrogation mais de la bouche d’IDI, c’est une instruction.

Selon les mêmes sources Deby est convaincu que le mouvement social est piloté ou téléguidé par l’opposition interne et externe et particulièrement les noms de Saleh Kebzabo, Salibou Garba, Gali Gotté, etc., reviennent assez souvent dans ses conversations avec son entourage. Mieux il est profondément convaincu que ces mêmes leaders sont à leur tour téléguidés par la France. Il ne cesse de traiter les différents membres du Gouvernement français de tous les noms d’oiseau et particulièrement le ministre des affaires étrangères est la cible privilégiée de Deby dans ses jérémiades avec ses proches ou ses bouffons.

En jetant son dévolu sur les leaders de l’opposition et la France, Deby fait la politique de l’Autriche et dénie aux travailleurs et aux étudiants leur droit et leur capacité d’assumer leur responsabilité, de revendiquer l’amélioration de leurs conditions sociales. Deby nie ou fait semblant, de voir la réalité en face ; il refuse de voir ou de reconnaitre la misère criarde dans laquelle patauge la population tchadienne quand une infime minorité nage dans une insolente et macabre opulence. Deby refuse de reconnaitre la légitimité des revendications des travailleurs et des étudiants et voit une main étrangère là où il n’y a que des revendications syndicales justes et légitimes.
La vérité est que Deby, son système et son Gouvernement pléthorique et inefficace ont perdu toute légitimité et toute légalité. Qu’ils dégagent !

Beremadji Félix
N’djaména


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