Le vol serait le premier mobile du meurtre de Brahim Deby-20minutes.fr

Brahim Deby serait mort à cause d’un vol. C’est du moins ce qu’affirme Me Joseph Cohen-Saban, l’un des avocats de la famille Deby. «Je pense que le mobile premier de cette affaire est le vol et que le meurtre a accompagné le vol. Pour moi, la préméditation est celle du vol, mais pas celle du meurtre», a-t-il affirmé mardi lors d’une conférence de presse.

«Appartement méticuleusement fouillé»


L’avocat a indiqué que «l’appartement (de la victime) a été très méticuleusement fouillé», précisant que le «tablier de la baignoire avait été démonté» ainsi que «des ouvertures menant aux tuyauteries». «Je pense que c’est de l’argent» que cherchaient les agresseurs, a-t-il ajouté, sans pouvoir dire si quelque chose avait été volé.


Brahim Deby, 27 ans, gardait dans son appartement de Courbevoie «des sommes assez significatives de cash, selon des témoins» et lors de sa dernière soirée, qu’il a passée dans une boîte de nuit et dans un restaurant africain, «il a dépensé de 3.000 à 4.000 euros», a expliqué l’avocat.


Des hommes déguisés en policiers


Le jeune homme a été agressé par quatre ou cinq hommes déguisés en policiers, portant des cagoules et «des brassards fluos de la police», dans le parking de son immeuble, a-t-il dit.
Les agresseurs ont d’abord utilisé un pistolet électrique Taser pour «neutraliser physiquement» le fils du président tchadien, selon Me Cohen-Saban, qui a indiqué que des caméras de surveillance avaient filmé la scène.


«L’utilisation de l’extincteur semble démontrer que le Taser n’a pas été suffisant et que Brahim Deby a lutté ensuite», a ajouté l’avocat. Les résultats de l’autopsie confirment que Brahim Deby est mort asphyxié par la poudre d’un extincteur, trouvé à proximité du corps.
Selon une jeune femme qui accompagnait la victime, mais repartie avant le meurtre, les agresseurs avaient demandé à Brahim Deby de leur donner la clé de son appartement, a-t-il dit.


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