Tchad/disparition Ibni: "Pas de réponse" de la commission d’enquête – Afp

Mohammed Saleh Le rapport de la commission d’enquête sur l’attaque rebelle de N’Djamena « n’apporte pas de réponse » sur le sort de l’opposant Ibni Oumar Saleh, disparu depuis le 3 février dans le sillage du raid, a affirmé mardi une source ayant eu accès à une synthèse du document.

« Le rapport n’apporte pas de réponse à la question de la disparition d’Ibni Oumar Saleh« , porte-parole de la Coordination des partis pour la défense de la Constitution (CPDC), a déclaré à l’AFP une source qui a pris connaissance de la synthèse du rapport remis au président Idriss Deby Itno le 5 août.

« Le rapport pose plus de problèmes que de solutions » sur les événements survenus lors du raid des 2 et 3 février au cours duquel le président Deby, acculé dans son palais présidentiel, avait failli être renversé, a ajouté cette source.

De nombreux observateurs et dirigeants tchadiens estiment en privé que M. Ibni est mort, sans vouloir en faire état publiquement par respect pour la famille. Le rapport, qui porte sur les événements de l’attaque rebelle qui a failli renverser le pouvoir, devait théoriquement faire la lumière sur la disparition de l’opposant.

Celui-ci avait été arrêté le 3 février dans des conditions similaires à celles de deux autres figures de l’opposition, l’ancien président Lol Mahamat Choua et le député fédéraliste Ngarlejy Yorongar. Arrêtés par les forces de sécurité tchadiennes, ceux-ci ont recouvré la liberté plusieurs jours plus tard dans des conditions controversées.

La commission d’enquête avait vu le jour à la demande du président français Nicolas Sarkozy lors de sa visite éclair mais controversée à N’Djamena fin février. Une première mouture dirigée par le président de l’Assemblée nationale, Nassour Ouaïdou, un proche de M. Deby, avait été critiquée avant qu’une deuxième commission ne soit créée le 2 avril.

Elle est présidée par le bâtonnier de l’ordre des avocats Allaisem Djaïbé et compte comme membres plusieurs autres figures de la société civile comme Hélène Lambatim, présidente de l’association des femmes juristes ou Massalbaye Tenebaye, président de la Ligue tchadienne des Droits de l’Homme


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