Tchad: la Banque mondiale cesse de financer les infrastructures pétrolières – Afp

La Banque mondiale a annoncé mardi avoir mis fin à son accord d’aide au développement des infrastructures pétrolières du Tchad, celui-ci ne respectant pas selon elle ses engagements en matière de réduction de la pauvreté.

Signé en 2001, cet accord qui porte sur le financement d’un oléoduc reliant le Tchad au Cameroun, stipulait que l’Etat tchadien devait allouer une partie de ses recettes pétrolières à des programmes de réduction de la pauvreté.

Pendant plusieurs années, le Tchad n’a pas respecté cette clause, écrit la Banque mondiale dans un communiqué, et un nouvel accord avait dû être signé en 2006 pour clarifier les choses.

Ce texte prévoyait que l’Etat tchadien consacre 70% de ses dépenses budgétaires à des programmes prioritaires de réduction de la pauvreté.

« Malheureusement », ajoute le texte, ces arrangements n’ont pas fonctionné et la « Banque en a conclu qu’elle ne pouvait plus continuer à soutenir ce projet dans ces circonstances ».

La Banque indique avoir discuté de cette question en août avec les autorités tchadiennes et que « le gouvernement tchadien a accepté de lui rembourser en avance » les fonds relatifs au financement du pipeline, ce qui « met fin à la participation de la Banque » dans ce projet.

Une des pommes de discorde dans cet affaire tient au fait que le gouvernement de N’Djamena, aux prises avec plusieurs rébellions armées, entend consacrer une part de ses revenus pétroliers aux dépenses d’armement.

Le Tchad produit entre 150.000 à 160.000 barils par jour et possède des réserves évaluées à 1,5 milliard de barils de brut.


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