Otages enlevés en Egypte: le Tchad "n’a rien remarqué" et accuse Khartoum – Afp

Les autorités tchadiennes « n’ont rien remarqué » sur leur territoire concernant la prise d’otages de 19 Européens et Egyptiens et « se demandent » si le Soudan, qui a annoncé que les otages étaient au Tchad, n’était pas en train de réaliser une « opération médiatique ».

« Nous n’avons rien remarqué sur le territoire national tchadien » a affirmé à l’AFP Mahamat Hissène, porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication.

« Nous sommes surpris par cette annonce (de Khartoum). Nous avons suivi cette affaire à travers les médias. Nous nous demandons s’il ne s’agit pas d’une opération médiatique du Soudan pour détourner l’opinion », a ajouté le ministre.

Annonçant que six ravisseurs avaient péri dans des combats entre l’armée et les ravisseurs, un conseiller de la présidence soudanaise, Mahjoub Fadl Badri, a affirmé dimanche que les otages se trouvaient désormais au Tchad où ils étaient détenus par 30 hommes.

Le groupe, qui a été enlevé le 19 septembre lors d’un safari dans l’extrême sud-ouest égyptien, comprend cinq Italiens, cinq Allemands, une Roumaine et huit Egyptiens.

Peu après leur enlèvement, les otages ont été emmenés au Soudan par leurs ravisseurs, dans la zone de trois frontières Egypte-Soudan-Libye.
Jeudi dernier, selon Khartoum, les otages ont été acheminés en territoire libyen. La Libye a démenti vendredi leur présence sur son sol.

Les ravisseurs ont exigé que l’Allemagne se charge du paiement d’une rançon de 6 millions d’euros, selon un responsable de la sécurité égyptienne.

Des informations contradictoires circulent sur la nationalité des ravisseurs.
Le Tchad et le Soudan entretiennent des relations tumultueuses depuis plus de cinq ans


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