L’Eufor ne laissera pas l’insécurité se réinstaller (général Nash) – Afp

La force militaire européenne Eufor au Tchad et en Centrafrique ne laissera pas l’insécurité revenir lors de sa relève à la mi-mars par une force des Nations unies, a assuré lundi son commandant en chef, le général Patrick Nash.

« Notre objectif est de ne pas laisser s’installer un vide sécuritaire », a déclaré l’officier irlandais, interrogé sur le risque de voir s’évaporer le « plus grand sentiment de sécurité », lié selon lui à la présence de l’Eufor.

L’opération conduite par l’Union européenne dans les deux pays africains sur mandat d’un an des Nations unies s’achèvera mi-mars comme prévu, a-t-il expliqué en écartant l’éventualité d’un prolongement de la mission de l’Eufor.

« Mon mandat consiste à être opérationnel jusqu’au 15 mars, puis à retirer nos forces », a rappelé le général Nash. Quant au retrait total de l’Eufor, « nous estimons qu’il n’y aura plus un seul soldat au Tchad avant le 1er juin », a-t-il assuré.

Le 24 septembre, le Conseil de sécurité des Nations unies a exprimé « l’intention d’autoriser le déploiement d’une composante militaire de l’ONU pour prendre la relève de l’Eufor ».

Le secrétaire général Ban Ki-moon a recommandé l’envoi de 6.000 Casques bleus au Tchad et en Centrafrique pour remplacer l’Eufor.

On ignore qui participera à cette nouvelle opération, alors que l’Eufor compte quelque 3.300 soldats sur le terrain issus de 14 pays, dont plus de la moitié fournis par la France.

D’ici à l’expiration de son mandat, l’Eufor continuera de veiller à la sécurité de la mission de police de l’ONU, la Minurcat, de faciliter le travail des humanitaires et de protéger les réfugiés du Darfour dans l’est du Tchad et le nord-est de la Centrafrique, ainsi que les déplacés tchadiens et centrafricains, soit plus de 450.000 personnes.

Les ministres de la Défense de l’UE discuteront de l’Eufor lors de leur réunion mercredi à Deauville (ouest de la France), a-t-il souligné, estimant que les 27 « (auraient) à parler de l’avenir », c’est-à-dire aussi des conditions du passage de relais avec l’ONU.

Entre temps, les quatre hélicoptères de transport promis par la Russie en soutien de l’Eufor devraient être sur place « dès le début novembre » pour palier la pénurie générale d’hélicoptères dans les opérations de gestion de crise, a indiqué le général Nash.

La porte-parole du diplomate en chef de l’UE Javier Solana, Critisna Gallach, s’est de son côté félicitée que l’UE et la Russie puissent collaborer en dépit de la tension liée à la crise géorgienne.

« Les Russes sont capables de faire la part des choses, nous aussi », a-t-elle noté, tout en soulignant que l’UE ne dépendait « pas des équipements russes » pour mener une opération.



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