Des soldats européens vont rester au Tchad après l’EUFOR – pana

Un total de quatre pays européens contributeurs de l’EUFOR-Tchad/RCA ont exprimé leur volonté de maintenir leurs contingents sur le terrain après l’actuelle opération militaire européenne au Tchad, a fait savoir, vendredi, un porte-parole européen à Bruxelles.

Ces pays, l’Irlande, la Pologne, l’Autriche, la Finlande et la Roumanie ont exprimé cette volonté suite à l’appel lancé par le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, pour la constitution d’une nouvelle force internationale de 6.000 hommes qui resteraient déployés au Tchad au terme du mandat de l’EUFOR.

Selon le calendrier prévu, le mandat de l’EUFOR doit se terminer le 15 mars 2009. Le général Patrick Nash, commandant en chef de l’EUFOR, a prévenu cette semaine à Bruxelles, au cours d’un point de presse, que « le temps de transition effectuée, plus aucun soldat de l’EUFOR ne resterait présent au Tchad à la date du 1er juin 2009« .

Le général Nash a expliqué que le Tchad a besoin d’une force de gendarmerie et de police, ainsi que d’un accord de gouvernance, et la mission de l’EUFOR est de fournir en amont l’environnement de sécurité nécessaire pour que ces forces puissent travailler.

A cet égard, le commandant en chef de l’EUFOR a tenu à souligner que beaucoup a été fait en matière logistique et de sécurité, mais que la situation reste difficile.

« Je n’ai pas de doute qu’il y aura d’autres difficultés dans le futur proche« , a fait savoir le général Nash.

Un expert militaire européen a confié aux journalistes que les rebelles restent toujours présents et très actifs dans la région dite de trois frontières, Tchad, RCA, Soudan, ajoutant qu’au Tchad, il y a traditionnellement deux attaques rebelles par an, une en janvier et une autre en octobre.

En janvier dernier, des rebelles tchadiens venus de la frontière soudanaise avaient lancé une offensive de grande envergure qui les avaient conduits jusqu’à N’Djamena, situé à plus de 800 Km de leurs bases-arrière, menaçant de prendre le Palais présidentiel.

Une mission civile de l’ONU, la MINURCAT, composée de 350 hommes, est en cours de déploiement au Tchad avec pour mandat de former 850 policiers tchadiens qui opéreront à l’intérieur des camps des réfugiés soudanais et de déplacés tchadiens et centrafricains.

Ces sites sont sécurisés à l’extérieur par les forces de l’EUFOR auxquelles vont succéder les 6.000 hommes de la force onusienne pour laquelle Ban Ki-mon a lancé un appel aux Etats membres de l’ONU.


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