Arche de Zoé. Un an après, que sont-ils devenus ? – Télégramme

Il y a tout juste un an débutait, au Tchad, l’affaire « Arche de Zoé ». Aujourd’hui, ses six principaux protagonistes n’en ont pas fini avec la Justice.

Le 25 octobre 2007, les forces de sécurité tchadiennes empêchaient 103 enfants de la région d’Abéché d’embarquer dans un Boeing-757 vers la France. Elles mettaient fin à une opération illégale montée par l’association L’Arche de Zoé. Après avoir été condamnés à huit ans de travaux forcés, avant d’être transférés en France, puis finalement graciés par le président tchadien, les six principaux protagonistes sont encore censés régler 6,3 millions d ’ euros aux familles tchadiennes. Et il s n ’ en ont pas fini avec la justice pour autant. Une instruction est toujours en cours à Paris pour escroquerie, exercice illégal de l ’ activité d ’ intermédiaire en vue d ’ adoption et aide au séjour irrégulier de mineurs étrangers.

Toujours unis

Mis en examen, Eric Breteau, Emilie Lelouch, Philippe van Winkelberg et Alain Péligat encourent dix ans de prison et 750.000 € d ’ amende. Nadia Merimi et Dominique Aubry ont , quant à eux , été placés sous le statut de témoin assisté. Depuis leur libération, tous reprennent leur vie , mais gardent à l ’ esprit le « lynchage » dont ils estiment avoir été l ’ objet de la part des autorités et des médias, soutiennent leurs avocats.

Ils restent « unis comme les doigts d ’ une main » , indique M e Guidicelli, avocat de Philippe van Winkelberg et d’Alain Péligat .

Pour sa part, Eric Breteau, le président de l’association, « va plutôt bien, mais il reste convaincu que ces enfants devaient être sauvés et qu’il a échoué, c’est perturbant », reconnaît son conseil M e Céline Lorenzon.



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