CEMAC : Vers le renforcement et l’harmonisation des capacités des télécommunications – Gaboneco

Brazzaville a abrité les 20 et 21 novembre la conférence des ministres des Télécommunications et des Nouvelles technologies de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC), pour l’élaboration des textes appropriés à une meilleure promotion des technologies de l’information et de la communication dans la sous-région.

Les ministres se sont notamment penchés l’harmonisation du cadre légal et réglementaire des télécommunications, l’interconnexion des réseaux, le service universel ou encore le régime juridique applicable aux réseaux et aux services de télécommunication.

Dans le cadre de la stratégie de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC) définie en 2005, appelée «e-CEMAC 2010», les ministres des Télécommunications et des Nouvelles technologies de la sous région se sont réunis les 20 et 21 novembre dernier à Brazzaville, au Congo, pour harmoniser les textes réglementaires qui devraient permettre de renforcer les capacités et l’interconnexion des télécommunications en Afrique centrale.

Les ministres ont notamment examiné des propositions de textes sur l’harmonisation des politiques de régulation, des régimes juridiques, du tarif, du service universel, de la protection des consommateurs et du comité des régulateurs sur les télécommunications et TIC et ont adopté un cadre législatif et réglementaire afin de sécuriser les investissements dans le domaine des TIC.

Les experts ont proposé aux ministres des solutions pour la relance de deux projets concernant l’Ecole supérieure des télécommunications de l’Afrique centrale (ESTA) et le centre sous-régional de maintenance des télécommunications (CRMT).

Le docteur Bernad Zoba, commissaire congolais chargé des Infrastructures et du Développement durable, a dénoncé le sous développement et l’insuffisance des infrastructures en Afrique centrale qui hypothèque le développement économique et social ainsi que l’intégration sous régionale.

«Notre sous région est très en retard par rapport aux autres sous régions d’Afrique dans le domaine des télécommunications et des Technologies de l’information et de la communication (TIC). Nous devons très vite combler le fossé numérique qui nous sépare d’abord avec les autres sous régions d’Afrique et ensuite avec les autres parties du monde afin d’éviter l’exclusion de notre sous région de la société du savoir et du modernisme», a déclaré le docteur Zoba.

«Vos travaux s’inscrivent dans un long processus lancé depuis plus de 3 ans, avec la définition par la CEMAC d’une stratégie régionale appelé e-CEMAC 2010 et doivent à terme doter la sous région d’outils juridiques et technologiques favorables à son arrimage à la société de l’information», a plaidé le commissaire.

Abordant le projet de la fibre optique pour renforcer les capacités du réseau Internet dans la sous région, le ministre centrafricain des Télécommunications, monsieur Gouandjika, a rappelé que «l’histoire de la fibre optique a commencé avec le pétrole du Tchad, où on devait construire un pipeline depuis le Cameroun jusqu’au Tchad. On a profité de la pose de ce pipeline pour permettre à ces deux pays de se connecter à la fibre optique sur le torsade III, qui est un câble sous marin».

«Avec l’intégration au niveau de la sous région, il est intéressant que le Congo y soit également connecté. Car, c’est plus facile pour ce pays qui dispose de près de 170 km de côte», a ajouté monsieur Gouandjika.

«Cette fibre optique est une aubaine pour nous car nous avons raté la révolution industrielle parce que nous n’étions pas présents dans ces années là. Maintenant, à l’ère de la numérisation, de l’électronique, de la société de l’information, c’est une nouvelle révolution plus puissante que la révolution industrielle. C’est le moment de nous y arrimer et si nous n’y allons pas nous allons accentuer notre retard», a expliqué le ministre centrafricain.


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