Tchad – FMI: Le FMI appelle à une amélioration du climat des affaires au Tchad – Apa

Le Fonds monétaire international(FMI), à l’issue d’une mission effectuée au Tchad du 6 au 19 novembre dernier, appelle dans un communiqué rendu public jeudi et transmis vendredi à APA, à une « amélioration du climat des affaires, de la gouvernance, des infrastructures (…) pour l’avenir de son secteur non pétrolier ».

La mission dirigée par Sukhwinder Singh, chef de division adjoint au Service Afrique, indique dans son communiqué que « la croissance réelle hors secteur pétrolier est restée faible, à 3,25% en 2008 »

« S’il n’y a pas résurgences de problèmes de sécurité, la croissance réelle non pétrolière est projetée à 5% en 2009 » prévoit la mission du FMI dans son communiqué.

« Ainsi donc avec une stabilisation de la production pétrolière au niveau de 2008, la croissance globale du PIB réel pourrait atteindre 3,50 % en 2009 » ajoute le communiqué.

« L’inflation s’est nettement accélérée en 2008, sous l’effet principalement du renchérissement des denrées alimentaires, et devrait s’établir à 7,50 % en moyenne à la fin de l’année » constate la mission.

Cependant, indique la mission, « grâce à l’essor de la production agricole, l’inflation pourrait s’orienter à la baisse en 2009 et se rapprocher de l’objectif de convergence (3%) de la Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale »

« Les finances publiques tchadiennes doivent être placées de toute urgence sur une trajectoire d’évolution viable. Les dépenses devraient être ramenées progressivement à un niveau pouvant être couvert par les recettes non pétrolières » conseille la mission.

« Le déficit primaire non pétrolier pourrait atteindre 20% du PIB non pétrolier en 2009, alors que son niveau soutenable est inférieur à 4% » prévient le FMI

La mission qui dit prendre acte « des progrès en cours dans le secteur de l’éducation et de la santé » indique toutefois que « les dépenses engagées dans ces secteurs au titre des chantiers de construction commencent à dépasser la capacité d’absorption de l’économie »

« Il faut rendre les investissements existants opérationnels et limiter les nouvelles constructions. Les investissements dans des secteurs clés comme les transports, l’irrigation et l’électricité ne se heurtent pas forcément aux mêmes contraintes de capacité et pourraient être renforcés » relève le FMI dans son communiqué.

« Pour abaisser les coûts d’investissement, il est impératif d’adopter des modes de passation de marchés plus compétitifs et plus transparents, et de respecter scrupuleusement les procédures budgétaires » conseille la mission.

Le FMI se propose d’« appuyer le Tchad en lui apportant ses conseils de politique économique et son assistance technique et, si des progrès suffisants sont accomplis dans la gestion des finances publiques, par l’intermédiaire d’un programme de référence »


Commentaires sur facebook