L’opposant Yorongar de retour à N’Djamena après neuf mois d’exil en France – Afp

L’opposant tchadien Ngarlejy Yorongar est arrivé lundi soir à N’Djamena, mettant fin à neuf mois d’exil en France où il s’était réfugié après avoir été arrêté puis porté disparu à l’issue d’un raid rebelle sur la capitale.

« Je suis revenu chez moi, dans mon pays », a dit M. Yorongar, en costume sombre, la mine réjouie, dans une brève déclaration à une centaine de partisans arborant bandeaux ou foulards rouges – couleur de sa formation, Fédération, Action pour la République (FAR-Parti) – venus l’accueillir aux cris de « Yoro! Yoro! Yoro! ».

Il a ajouté être « accompagné d’une parlementaire » française, Alima Boumediene-Thiéry, « pour s’assurer (qu’il est) bien rentré », en présence également d’un député de la majorité présidentielle tchadienne, Senoussi Khatir, président de la Commission Défense et Sécurité à l’Assemblée nationale.

Mme Boumediene-Thiéry, sénateur de Paris et membre de l’Union interparlementaire (UIP), a expliqué avoir fait le déplacement à N’Djamena en tant que « membre du Comité des droits de l’Homme », basé à Genève.

« M. Yorongar était sous la protection de ce comité en tant que réfugié. (…) En l’accompagnant, c’est pour voir s’il peut reprendra sa place au sein de l’Assemblée nationale et m’assurer qu’il est bien rentré », a-t-elle déclaré.

Aucun dispositif sécuritaire particulier n’était visible à l’aéroport de N’Djamena, où M. Yorongar est apparu peu avant 22H00 locales (21H00 GMT).

M. Yorongar avait expliqué lundi matin à Radio France Internationale: « je retourne au Tchad pour marquer (le président) Idriss Deby (Itno) à la culotte ».

Il était arrivé en mars en France, où il avait été soigné, après avoir été porté disparu pendant près d’un mois à la suite d’une offensive rebelle sur N’Djamena qui avait failli renverser M. Deby.

Selon son récit à l’époque confirmé par des témoignages concordants, il avait été arrêté le 3 février dans la capitale par les services tchadiens de sécurité, à la fin de cette attaque.

Il avait affirmé avoir réussi, après 18 jours de détention au secret, à fuir au Cameroun voisin d’où il s’est rendu en France.


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