« Vannes-Abéché » poursuit son action au Tchad

L’association vient de passer douze jours à Abéché pour mesurer la situation. Et évaluer les besoinsde la population.
Reportage.

En cette fin de matinée, la température sur le tarmac de l’aéroport flirte avec les 40°. Ici à Abéché, à l’est du Tchad, non loin du Soudan, c’est le début de la saison sèche.

Après cinq ans d’interruption, en raison de la tentative de renversement du régime et de l’affaire de l’Arche de Zoé, l’association Vannes-Abéché reprend contact avec la capitale du Ouaddaï.

Depuis 1985, elle y a construit un dispensaire à Salamat et une bibliothèque jouxtant le lycée franco-arabe, autrefois jumelé avec le lycée Saint-Paul.

Régulièrement, elle fournit aussi le centre social en équipements divers. Ce dernier vient en aide aux enfants des rues et à l’association des femmes isolées.

Des panneaux solaires avec Saint-Jo

Grâce à l’armée française, les actions de l’association se poursuivent, en dépit d’une situation politique très instable et d’une économie dégradée. La délégation du pays de Vannes l’a constaté.

La bibliothèque est très fréquentée par les jeunes. Forte affluence, également, au dispensaire où travaillent un infirmier, une sage-femme et deux aides soignants.

Des dizaines de patients s’y rendent chaque jour. Pour de simples consultations, des vaccinations ou des accouchements.

Seul problème rencontré par ce dispensaire : l’absence d’électricité. « Nous allons donc y installer des panneaux solaires », annonce Laurent Drilhon, président de Vannes-Abéché.

Un partenariat a été passé avec le lycée Saint-Jo. Des élèves de BTS vont construire ces panneaux. Mise en place : fin 2010. Voilà qui réjouit Ali l’infirmier. Il pourra « remiser les vieux frigos à pétrole ».

« Merci à Vannes »

Quelques allées sablonneuses plus loin, le responsable du centre social accueille les Vannetais avec force poignées de mains.

Après la visite des lieux, la délégation repart avec une longue liste des besoins : tissus et machines à coudre pour habiller les gamins, ballons, équipements de sport. Dans un premier temps, 300 T-shirts « Vannes Abéché » sont remis.

Plus tard, aux alentours d’Abéché, un hélicoptère Puma de l’armée de Terre transporte les Vannetais sur les lieux d’installation des puits. Facha, à 28 km au sud-ouest, est un village d’un millier d’habitants, dominé d’une mosquée en son centre. Le puits fonctionne. Les villageois y viennent en nombre.

Un peu plus loin, Katafa (toujours à l’ouest d’Abéché) dispose d’un puits financé par Vannes-Abéché. « Merci à Vannes », dit le chef du village. Celui-ci s’empresse de fournir une nouvelle liste de besoins pour le dispensaire proche.

De retour à Abéché, le gouverneur, le préfet, le maire et tous les acteurs sociaux ne manquent pas de projets. « Il faut d’abord conforter ce qui existe, répond Laurent Drilhon. La bibliothèque, le dispensaire, les enfants des rues et les puits à creuser dans les environs d’Abéché. Voilà nos priorités. »

Francis SALAÜN.


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