La France retire 2.100 soldats de l’Eufor au Tchad et en Côte d’Ivoire – Afp

Le Premier ministre François Fillon a annoncé mercredi à la tribune de l’Assemblée nationale le retrait, dès 2009, de 2.100 soldats français de Côte-d’Ivoire et du Tchad sur un total de quelque 13.000 militaires engagés dans des opérations à l’étranger.

Concernant le Liban, il a annoncé le « maintien » du contingent français de la Finul au Liban-Sud, mais le retrait prochain des deux navires de guerre français qui participent à la « Finul maritime ».

D’ici à l’été, « au moins » 1.000 des 1.650 soldats de la force de l’Union européenne, Eufor Tchad/RCA, chargée de protéger les réfugiés du Darfour et les « déplacés » au Tchad, quitteront ce pays, a précisé M. Fillon en préambule à un débat parlementaire sur le maintien des troupes françaises à l’étranger.

L’Assemblée et le Sénat, conformément à la réforme constitutionnelle de l’étét dernier, sont appelés à se prononcer mercredi sur la prolongation de cinq opérations extérieures (Kosovo, Liban, Côte-d’Ivoire, Tchad et Centrafrique) après avoir donné, dès le 22 septembre, leur feu vert à l’opération menée en Afghanistan.

« Nous avons lancé l’Eufor comme une opération transitoire, en prévision de sa relève par une force des Nations unies : cette promesse sera tenue, puisque le 15 mars prochain, la Minucart 2 remplacera la mission européenne », a relevé le Premier ministre, en préambule à ce débat.

« Pendant quelques mois encore », la France continuera « de fournir à l’ONU l’aide technique utile à son installation, en particulier un certain nombre de capacités logistiques » qui « lui permettront d’assurer progressivement son autonomie », a-t-il cependant ajouté.

Concernant la Côte-d’Ivoire, le chef du gouvernement a annoncé le retrait dès cette année de 1.100 des 2.000 soldats français stationnés dans ce pays.

« En Côte d’Ivoire, les enjeux sécuritaires ont perdu de leur intensité et l’attente d’échéances électorales toujours incertaines ne justifie plus le maintien de notre dispositif militaire en l’état », a-t-il assuré.

Notant que « l’ONU a entamé » le désengagement de sa force (ONUCI), M. Fillon a ainsi estimé que la mission des 200 soldats français qui concourent à cette force « peut être considérée comme achevée » et annoncé qu’ils « rentreront en France cette année ».

« Notre pays devrait réduire de moitié le contingent de 1.800 hommes qui constitue la force Licorne (sous commandement français, ndlr) d’ici l’été 2009 », a-t-il poursuivi d’autre part.

A propos du Liban, le Premier ministre a promis le « maintien » des 1.850 soldats du contingent français de la Finul mais le retrait prochain des deux navires de guerre français qui participent à la « Finul maritime » au large des côtes libanaises.

Le « rôle stabilisateur » de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) « ne se dément pas et il mérite le maintien des soldats français au sein de la FINUL renforcée », a souligné le chef du gouvernement.

Mais, « s’agissant de la FINUL maritime, dont nous assurons le commandement, son dispositif très dense ne se justifie plus vraiment », a-t-il jugé, en annonçant que « les deux bâtiments de la Marine nationale qui y participent seront bientôt dirigés vers d’autres missions ».

A propos du Kosovo, M. Fillon a simplement « souhaité la transformation progressive de la KFOR en force de présence dissuasive » mais sans préciser le nombre de soldats français engagés dans cette force (1.800 aujourd’hui) qui pourraient être retirés à l’issue de ce processus.


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