Un médicament frelaté tue au moins 84 enfants au Nigeria -Le monde

sirop my PikinQuatre-vingt-quatre enfants sont morts au Nigeria au cours des trois derniers mois après avoir absorbé un médicament dentaire, a indiqué vendredi 6 février le ministère de la santé nigérian. Les victimes sont des enfants âgés de 2 mois à 7 ans.

« IL EST À REDOUTER QUE D’AUTRES ENFANTS SOIENT MORTS »

Un responsable du ministère a précisé que les autorités sanitaires avaient retiré de la circulation le produit responsable, un sirop au paracétamol frelaté appelé My Pikin (« mon enfant », en dialecte local). Ce sirop était notamment recommandé pour les enfants en train de faire leurs dents, afin de soulager les douleurs de gencives. L’Agence nationale pour l’alimentation, l’administration et le contrôle des produits pharmaceutiques du Nigeria (Nafdac) a procédé en novembre à la fermeture du fabricant nigérian de ce produit après la mort de vingt-cinq enfants qui l’avaient utilisé.

« Pour l’instant, le bilan est de quatre-vingt-quatre morts. Mais en raison de l’illettrisme et du fait que beaucoup de personnes pratiquent l’automédication faute de pouvoir se payer les hôpitaux, il est à redouter que d’autres enfants soient morts dans des villages sans que les décès soient rapportés », explique Abubakar Jimoh, le porte-parole de la Nafdac.

Le sirop était coupé avec du diéthylène glycol, un produit chimique utilisé dans le liquide de freins et le liquide de refroidissement des moteurs. Les propriétaires de Barewa Pharmaceuticals, producteur du médicament, ont été arrêtés, ainsi que ceux de la compagnie Tranxell qui avait fourni les produits toxiques incorporés au sirop. Ce que redoute désormais la Nafdac, c’est que Tranxell ait vendu les mêmes produits à d’autres laboratoires. « Nous essayons actuellement de nous en assurer et par précaution, nous avons recommandé à tous les parents d’éviter pour l’instant tous les sirops au paracétamol et de se rabattre sur des comprimés, le temps de mener l’enquête », a précisé M. Jimoh.

Commentaire de la Rédaction de Tchadactuel:

Il n’est pas à exclure que des enfants tchadiens soient victimes de ce médicament. Les Dr choukou (pharmaciens ambulants) n’achètent que des produits nigérians et les familles tchadiennes ont souvent recours à ces individus. L’État tchadien ne s’intéresse pas à ces divulgations donc nous appelons les media tchadiens à diffuser largement cette information pour informer la population et ceux qui importent le médicament du danger que ce dernier représente.


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