Tuerie au Tchad : le légionnaire toujours en fuite – Afp

Le légionnaire français qui a tué mardi trois soldats à Abéché (est du Tchad) puis abattu un paysan tchadien était toujours en fuite mercredi matin, ont indiqué l’état-major des armées à Paris et le ministre de la Défense Hervé Morin.

« Nous le recherchons de la façon la plus active avec le concours des autorités tchadiennes, mais pour l’instant nous n’arrivons pas à le localiser », a déclaré M. Morin sur France Info.

Vraisemblablement pris d’un coup de folie, selon les autorités militaires françaises, ce légionnaire de deuxième classe avait d’abord tué deux de ses camarades légionnaires et un militaire togolais sur le Camp des étoiles, a Abéché.

Quelques heures plus tard, il avait tué un paysan pour s’emparer de son cheval au nord d’Abéché, selon une autorité locale s’exprimant sous couvert de l’anonymat.

Toutefois, M. Morin a indiqué « ne pas avoir de confirmation » de cette quatrième victime.

Le ministre a indiqué que le fuyard était « légionnaire dans l’armée française depuis février 2007 », et répété que « pour l’instant nous n’avons pas d’autre cause que celle d’un accès de folie qui aurait été à l’origine de ce geste totalement insupportable et intolérable ».

M. Morin a souligné que le légionnaire avait passé « un examen psychologique lors de son intégration » dans l’armée et que « tous les examens psycho-techniques ne démontraient aucun problème particulier de ce genre ». Ses « fiches de notation étaient bonnes », a encore relevé le ministre.

Le forcené et les deux autres légionnaires, tous trois membres du 2e régiment étranger d’infanterie de Nîmes (Gard), étaient stationnés au Camp des étoiles, le grand camp de l’Eufor construit près de l’aéroport d’Abéché.

Quant au militaire togolais, il était membre de la Minurcat 2, l’opération de l’ONU qui a pris la succession de l’Eufor le 15 mars.

Un important dispositif, associant la gendarmerie française, la police et les militaires tchadiens et étrangers, a été déployé pour ratisser le secteur et arrêter le soldat. L’armée française a également employé des hélicoptères.

L’Eufor avait pour mandat principal de protéger les réfugiés du Darfour ainsi que les déplacés internes tchadiens et centrafricains, soit plus de 450.000 personnes.

Elle a passé à la mi-mars le flambeau à la Mission des Nations unies en République centrafricaine et au Tchad (Minurcat).


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